46 Embranchement des Gymnospermes ou Plantes à ovules nus
GYMNOSPERMES ARCHAÏQUES
Ces deux clades sont représentés actuellement par des plantes relictuelles, les
Cycas et alliées (fig. 27 et 28), le Ginkgo biloba (fig. 28), autrefois par les
« Fougères à graines » et les Bennettitales (fig. 82)
Ces deux clades présentent de nombreux caractères ancestraux.
Comme chez les ptéridophytes, la fécondation se réalise en milieu liquide :
toutefois l’eau nécessaire au déplacement des anthérozoïdes n’est plus fournie
par le milieu mais par la liquéfaction de la partie supérieure du nucelle qui
surmonte les archégones (fig. 24).
Le développement de l’embryon a lieu dans l’ovule tombé à terre; sa croissance est continue comme chez les ptéridophytes : il n’y a pas d’interruption
dans le développement : la jeune plantule s’enracine dans le sol et donne un
nouvel individu.
On dit encore que les cycadophytes et les ginkgophytes sont ovipares, c’est-àdire que les ovules prennent l’aspect et le volume de graine avant que la fécondation ait eu lieu et que l’embryogenèse se produit seulement quand les ovules
se sont détachés de la plante mère.
L’appareil végétatif présente également de nombreux traits primitifs; diécie
(fig. 26), dichotomie des nervures de la feuille de Ginkgo, port de fougère
chez les Cycadales, enroulement en crosse des folioles de Cycas, présence de
vaisseaux à ponctuations scalariformes…
ǩ
Ǩ
Hétéroprothallie
Hétérosporophytie
γ
R.C.
Fig. 26. Cycle biologique des Spermaphytes dioïques. Les prothalles mâles ou
femelles (hétéroprothallie) sont engendrés par des méiospores sexuées
produites sur des sporophytes différents (hétérosporophytie ou diécie), euxmêmes mâles ou femelles. En trait gras : sporophytes; en traits fins : prothalles;
R.C. : méiose; γ : gamètes.
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