38 Ptéridophytes
• la ramification des racines et des tiges est parfois verticillée (Prêles, fig. 16),
le plus souvent dichotomique (Sélaginelles, Lycopodes) et rappelle celle que
l’on trouve chez les algues.
Cependant, chez les Fougères proprement dites, la ramification dichotomique,
par prépondérance constante d’un axe sur un autre, se rapproche de celle, latérale,
que l’on trouvera ultérieurement chez les autres Plantes vasculaires (fig. 21).
À l’ère Primaire, les ptéridophytes étaient les végétaux dominants et
formaient de véritables forêts, fossilisées aujourd’hui sous forme de houille et
de charbon; certaines espèces pouvaient atteindre des tailles considérables :
30 m et plus.
2. Mais les ptéridophytes, comme les bryophytes, ont conservé des anthérozoïdes ciliés, rappel ancestral de leur origine marine. Leur fécondation est
encore tributaire de la présence d’eau.
C’est là le point le plus faible des cycles des ptéridophytes qui bénéficiaient
d’une ambiance humide à l’ère Primaire. Mais, ultérieurement, les climats
devinrent plus secs; de nouvelles plantes supérieures, à cycle indépendant de
l’eau, apparurent. Le monde immense des ptéridophytes s’est alors restreint à
des formes plus localisées et de taille plus réduite; il en existe aujourd’hui
15 000 espèces.
IMPORTANCE DES PTÉRIDOPHYTES
Dans les régions tempérées, les ptéridophytes fréquentent les zones ombragées et fraîches (ravins, talus).
Trachéophytes
Rhynia major
Sélaginelles, Lycopodes,
Isoètes
(= Lycophytes)
Prêles
(= Sphénophytes)
Fougères
(= Filicophytes)
Spermatophytes
Fig. 22. Cladogramme des ptéridophytes. Ce cladogramme repose surtout sur des
données moléculaires, les données morphologiques (par exemple, microphylles
ou mégaphylles) n’apparaissant pas discriminantes. Les ptéridophytes forment
un ensemble paraphylétique.
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