28 Ptéridophytes
De nombreux ptéridophytes habitent également les forêts tropicales humides
et peuvent alors devenir arborescents ou épiphytes. De façon plus précise, on
distingue :
— les Fougères proprement dites (ou Filicales), dont les feuilles sont de
grande taille et présentent un aspect extrêmement varié allant du simple ruban
(ex. : Scolopendre) à la feuille la plus délicatement découpée (ex. : Fougère
femelle);
— leurs alliées : Lycopodes (fig. 17), Sélaginelles (fig. 15), Prêles (fig. 16)…
de taille réduite et dont les feuilles sont petites et pourvues d’une seule
nervure.
Finalement l’aspect des ptéridophytes est très varié et, comme pour les bryophytes, c’est avant tout leur cycle de développement qui les caractérise.
CYCLES DE DÉVELOPPEMENT
Description
Une spore, à n chromosomes, germe en donnant un organe de petite taille (les
structures à n chromosomes sont réduites; cf. les Mousses) formé généralement d’une lame verte
1 de quelques millimètres fixée au sol par des rhizoïdes :
c’est le prothalle, organe indépendant (par sa chlorophylle) et transitoire sur
lequel apparaissent (généralement sur la face inférieure tournée vers le sol) les
éléments reproducteurs à n chromosomes ou gamètes (fig. 12).
Les anthérozoïdes ciliés sont contenus dans des anthéridies très semblables à
celles des bryophytes, mais non pédonculées. L’oosphère est contenue dans un
archégone, là encore en forme de bouteille mais de structure simplifiée, par
rapport aux bryophytes et dont la partie renflée, ou ventre, est enfoncée dans
les tissus du prothalle. L’évolution est ici simplificatrice.
En présence d’eau, les anthérozoïdes mûrs nagent jusqu’à l’archégone
2 et l’un
d’eux féconde l’osphère.
L’œuf formé, à 2n chromosomes, se divise immédiatement et se transforme sur
place en un embryon, sorte de petite fougère en miniature, composée :
— d’une ébauche de racine;
— d’une ébauche de feuille;
— d’un bourgeon qui donnera la tige;
— et d’un organe transitoire, le pied, qui assure sa fixation ainsi que sa nutrition par parasitisme du prothalle.
1. Parfois cylindrique (Ophioglosse) ou filamenteuse; parfois sans chlorophylle mais mycotrophe
en symbiose avec un champignon (Lycopode).
2. Ce serait non plus le glucose comme chez les Mousses mais l’acide malique qui attirerait, par
chimiotactisme, les anthérozoïdes.
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