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NOTIONS ÉLÉMENTAIRES
SUR LA RÉPARTITION
DES VÉGÉTAUX
1
Classer les végétaux, tenter de préciser les rapports de parenté des divers
groupes est une approche primordiale et fondamentale. Toutefois une espèce
végétale ne se comprend vraiment qu’à travers les populations qui la composent et replacée dans le milieu biologique dans lequel elle vit. Aussi, nous
paraît-il souhaitable, dans les dernières pages de cet abrégé, de donner quelques notions élémentaires concernant la répartition et l’écologie des végétaux.
NOTION DE FLORE ET DE VÉGÉTATION
La flore
La flore est la liste des espèces
2 présentes dans une région déterminée plus ou
moins étendue (flore du Bassin parisien, flore de France, par exemple).
Suivant leur origine on peut distinguer différents types de plantes :
— Les plantes indigènes ou spontanées, qui ont peuplé la région depuis un
temps fort long (à l’échelle géologique); elles constituent le fond de la flore.
Suivant l’« aire géographique »
3 qu’elles occupent on reconnaît des plantes à
large répartition qui ont souvent une grande souplesse d’adaptation à des
conditions de vie diverses (procédés de dissémination, multiplication très efficace etc.); et des plantes endémiques (du grec endemion, maladie indigène)
plus ou moins strictement limitées à de petites régions du Monde.
— Les plantes naturalisées, dont l’introduction est postérieure à l’époque
préhistorique. Ces plantes occupent parfois une surface considérable et se sont
incorporées à la flore locale : ainsi le Robinier faux-acacia (p. 161) dont l’aire
naturelle est très limitée (Est des États-Unis); de même l’Elodée du Canada
[espèce appartenant aux Hydrocharitacées, petite famille se rangeant dans les
Alismatales, monocots archaïques (p. 92)], introduite accidentellement en
1845 en Normandie et rencontrée aujourd’hui dans tous les cours d’eau
européens.
1. Avec la collaboration de G. Aymonin.
2. Pour éviter de préciser s’il s’agit d’espèces, de sous-espèces, de variétés etc., on emploiera le
terme d’unité taxinomique ou de taxon. La flore est donc la liste des unités taxinomiques. Le mot
flore désigne aussi un ouvrage permettant d’identifier les espèces d’une contrée, grâce à des clés
de détermination.
3. La chorologie (du grec choros, territoire) étudie la délimitation des aires de répartition des
espèces ou, plus généralement, des taxons.
NOTIONS ÉLÉMENTAIRES
SUR LA RÉPARTITION
DES VÉGÉTAUX
1
Classer les végétaux, tenter de préciser les rapports de parenté des divers
groupes est une approche primordiale et fondamentale. Toutefois une espèce
végétale ne se comprend vraiment qu’à travers les populations qui la composent et replacée dans le milieu biologique dans lequel elle vit. Aussi, nous
paraît-il souhaitable, dans les dernières pages de cet abrégé, de donner quelques notions élémentaires concernant la répartition et l’écologie des végétaux.
NOTION DE FLORE ET DE VÉGÉTATION
La flore
La flore est la liste des espèces
2 présentes dans une région déterminée plus ou
moins étendue (flore du Bassin parisien, flore de France, par exemple).
Suivant leur origine on peut distinguer différents types de plantes :
— Les plantes indigènes ou spontanées, qui ont peuplé la région depuis un
temps fort long (à l’échelle géologique); elles constituent le fond de la flore.
Suivant l’« aire géographique »
3 qu’elles occupent on reconnaît des plantes à
large répartition qui ont souvent une grande souplesse d’adaptation à des
conditions de vie diverses (procédés de dissémination, multiplication très efficace etc.); et des plantes endémiques (du grec endemion, maladie indigène)
plus ou moins strictement limitées à de petites régions du Monde.
— Les plantes naturalisées, dont l’introduction est postérieure à l’époque
préhistorique. Ces plantes occupent parfois une surface considérable et se sont
incorporées à la flore locale : ainsi le Robinier faux-acacia (p. 161) dont l’aire
naturelle est très limitée (Est des États-Unis); de même l’Elodée du Canada
[espèce appartenant aux Hydrocharitacées, petite famille se rangeant dans les
Alismatales, monocots archaïques (p. 92)], introduite accidentellement en
1845 en Normandie et rencontrée aujourd’hui dans tous les cours d’eau
européens.
1. Avec la collaboration de G. Aymonin.
2. Pour éviter de préciser s’il s’agit d’espèces, de sous-espèces, de variétés etc., on emploiera le
terme d’unité taxinomique ou de taxon. La flore est donc la liste des unités taxinomiques. Le mot
flore désigne aussi un ouvrage permettant d’identifier les espèces d’une contrée, grâce à des clés
de détermination.
3. La chorologie (du grec choros, territoire) étudie la délimitation des aires de répartition des
espèces ou, plus généralement, des taxons.
