16 Bryophytes
Sur ce protonéma naissent des bourgeons
1 qui forment soit des tiges feuillées
(Mousses, Sphaignes), soit une lame ou thalle (Hépatiques), puis le protonéma, organe transitoire, disparaît
2 .
Quand la tige feuillée (ou le thalle) a pris un développement suffisant, il apparaît, généralement protégés par quelques replis ou feuilles, des organes mâles
ou anthéridies et des organes femelles ou archégones (dans les espèces
monoïques, les mêmes pieds portent des organes mâles et femelles; dans les
espèces dioïques, ce sont des pieds différents).
Les anthéridies, sphériques ou allongées, contiennent les anthérozoïdes
3 ,
gamètes mâles toujours biciliés.
Les archégones, en forme de bouteille à long col allongé, contiennent le
gamète femelle ou oosphère.
Les anthérozoïdes mûrs, libérés de l’anthéridie par gélification et rupture de la
paroi, sont entraînés par les gouttes d’eau dans lesquelles ils se déplacent : à
ce moment, l’organe femelle est ouvert au sommet et les cellules placées dans
l’axe du col sont résorbées, laissant un canal, rempli de matière mucilagineuse, riche en glucose, laquelle attire par chimiotactisme les anthérozoïdes,
leur permettant d’arriver jusqu’à l’oosphère.
Les noyaux mâle et femelle, à n chromosomes, fusionnent en donnant un œuf
ou zygote à 2n chromosomes, lequel se divise aussitôt et se transforme en un
jeune sporogone, tandis que la partie ventrue de l’archégone, continuant sa
croissance, constitue une enveloppe qui le protège.
Le sporogone (fig. 6) se compose :
– d’un pied, organe qui lui permet de rester fixé sur la plante feuillée ou le
thalle;
– d’un pédicelle ou soie, plus ou moins allongé, qui porte à son extrémité un
sporange ou capsule
4 s’ouvrant soit par un couvercle ou opercule, soit par des
valves, libérant ainsi les spores. Ces spores se forment après une réduction
dite chromatique (R. C.) qui réduit le nombre des chromosomes de 2n à n :
Les spores sont également appelées tétraspores ou méiospores (du grec meiô,
diminuer) en raison de leur mode de formation; elles sont entourées d’une
1. Ce fait explique que de nomhreuses bryophytes, notamment les Mousses, se développent en
touffes, le même protonéma donnant naissance à plusieurs tiges feuillées.
2. Le protonéma est rudimentaire ou même absent chez les Hépatiques.
3. Les Anglo-saxons privilégient le terme de spermatozoïde comme pour les animaux.
4. L’organisation de la capsule des Mousses (fig. 4) est plus complexe. Notamment l’opercule en
tombant démasque un orifice circulaire bordé d’une ou deux couronnes d’appendices, le
péristome; par temps humide les dents du péristome se rabattent et obturent la capsule : par temps
sec, elles se retournent vers l’extérieur et permettent la dispersion des spores.
R.C.
x cellules mères des spores
→
4 x spores
(haploïdes)
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