226 Euastéridées I
Les Callitriches (15 espèces cosmopolites) et la Pesse d’eau (Hippuris), fortement modifiées par leur habitat aquatique, y sont inclus sur des critères de
phylogénie moléculaire.
L’aspect des espèces de ce groupe est varié, mais la fleur est toujours à plan de
symétrie vertical, avec deux étamines plus grandes que les autres et les deux
carpelles généralement pluriovulés donnent, à maturité, une capsule.
Appareil végétatif
Ce sont des plantes surtout herbacées.
Les feuilles, généralement simples, sont souvent opposées, mais l’on trouve
des feuilles isolées ou en rosettes comme chez la Digitale. Chez la Pesse
d’eau, les feuilles sont verticillées et donnent un aspect de Prêle.
Appareil reproducteur
La fleur
L’inflorescence est variée, souvent en grappe; en épi chez les les Plantains ou
capitule chez les Globulaires.
En raison de son plan de symétrie vertical, la fleur est généralement zygomorphe et l’étamine supérieure est presque toujours absente.
La corolle, en principe bilabiée (la lèvre supérieure comprenant deux pétales et
la lèvre inférieure résultant de la soudure de trois pétales), est, en fait, d’aspect
très variable (fig. 154). Adaptées à une pollinisation anémophile, les fleurs des
Plantains (260 espèces) sont groupées en épis et pratiquement régulières. Dans
le reste du groupe, l’entomogamie dominante se traduit par des fleurs zygomorphes, colorées, parfois adaptées à un type de pollinisateur. Par exemple, chez
les fleurs de Muflier, les deux pétales postérieurs obstruent la gorge de la
corolle : seul un insecte puissant, comme un bourdon, peut y pénétrer.
La préfloraison imbriquée de la corolle est variable. Le plan de zygomorphie,
vertical, induit chez les Plantains et les Véroniques (fig. 154) une corolle tétramère par soudure des deux pétales postérieurs
1 .
L’androcée comprend typiquement quatre étamines dont deux plus fortes (les
inférieures), on dit qu’il est didyname. Exceptionnellement l’étamine supérieure est représentée par une staminode (Penstemon). Les Plantains ont les
étamines pratiquement égales et longuement pédicellées. Chez les espèces
évoluées, comme les Véroniques, il n’y a plus que deux étamines (fig. 154).
Nous avons rencontré des variations analogues chez les Lamiacées.
Le fruit
L’ovaire comprend typiquement 2 carpelles « fermés » pluriovulés.
1. Le calice est alors lui-même réduit à quatre sépales, par avortement.
Les Callitriches (15 espèces cosmopolites) et la Pesse d’eau (Hippuris), fortement modifiées par leur habitat aquatique, y sont inclus sur des critères de
phylogénie moléculaire.
L’aspect des espèces de ce groupe est varié, mais la fleur est toujours à plan de
symétrie vertical, avec deux étamines plus grandes que les autres et les deux
carpelles généralement pluriovulés donnent, à maturité, une capsule.
Appareil végétatif
Ce sont des plantes surtout herbacées.
Les feuilles, généralement simples, sont souvent opposées, mais l’on trouve
des feuilles isolées ou en rosettes comme chez la Digitale. Chez la Pesse
d’eau, les feuilles sont verticillées et donnent un aspect de Prêle.
Appareil reproducteur
La fleur
L’inflorescence est variée, souvent en grappe; en épi chez les les Plantains ou
capitule chez les Globulaires.
En raison de son plan de symétrie vertical, la fleur est généralement zygomorphe et l’étamine supérieure est presque toujours absente.
La corolle, en principe bilabiée (la lèvre supérieure comprenant deux pétales et
la lèvre inférieure résultant de la soudure de trois pétales), est, en fait, d’aspect
très variable (fig. 154). Adaptées à une pollinisation anémophile, les fleurs des
Plantains (260 espèces) sont groupées en épis et pratiquement régulières. Dans
le reste du groupe, l’entomogamie dominante se traduit par des fleurs zygomorphes, colorées, parfois adaptées à un type de pollinisateur. Par exemple, chez
les fleurs de Muflier, les deux pétales postérieurs obstruent la gorge de la
corolle : seul un insecte puissant, comme un bourdon, peut y pénétrer.
La préfloraison imbriquée de la corolle est variable. Le plan de zygomorphie,
vertical, induit chez les Plantains et les Véroniques (fig. 154) une corolle tétramère par soudure des deux pétales postérieurs
1 .
L’androcée comprend typiquement quatre étamines dont deux plus fortes (les
inférieures), on dit qu’il est didyname. Exceptionnellement l’étamine supérieure est représentée par une staminode (Penstemon). Les Plantains ont les
étamines pratiquement égales et longuement pédicellées. Chez les espèces
évoluées, comme les Véroniques, il n’y a plus que deux étamines (fig. 154).
Nous avons rencontré des variations analogues chez les Lamiacées.
Le fruit
L’ovaire comprend typiquement 2 carpelles « fermés » pluriovulés.
1. Le calice est alors lui-même réduit à quatre sépales, par avortement.
