212 Euastéridées I
Les feuilles sont opposées ou verticillées.
Un appareil sécréteur à latex est toujours présent (certaines espèces d’Apocynacées ont été jadis utilisées pour l’obtention de caoutchouc). Présence de
phloème interne.
Appareil reproducteur
Les fleurs, groupées en cymes (regroupées elles-mêmes en grappes ou en
ombelles), de formule florale 5-5-5-2, présentent des caractères remarquables :
La corolle
La corolle à préfloraison tordue (rarement valvaire) est doublée fréquemment
par des appendices corollins formant une couronne à l’intérieur de la corolle. De
plus, chez différentes Apocynacées à grandes fleurs, les pièces de la corolle se
prolongent fréquemment en de longues languettes (Strophanthus, Laurier-rose).
Androcée et gynécée
L’androcée et le gynécée sont très caractéristiques (fig. 140).
— L’androcée, chez les espèces les moins évoluées, est constitué par cinq
étamines libres comprenant, comme c’est la norme, quatre sacs polliniques et
dont les anthères, situées au-dessus des stigmates du gynécée, ont leurs fentes
de déhiscence tournées vers l’intérieur de la fleur : la pollinisation directe est
possible.
Puis, les anthères « descendent », se placent latéralement au-dessous du niveau
des 2 stigmates généralement soudés en un plateau stigmatique; parallèlement
le sommet de l’étamine développe un apex stérile (plumeux chez quelques
espèces) qui se recourbe au-dessus des stigmates formant une sorte de dôme,
tandis que les deux styles différencient, en dessous, un bourrelet rond sur
lequel reposent les anthères.
Dès lors, la pollinisation directe est devenue impossible. Il faut un insecte.
Celui-ci, recherchant les nectaires situés à la base de l’ovaire, se faufile plus
ou moins entre les étamines et les carpelles, se charge ainsi de pollen, dont les
grains sont encore libres, qu’il déposera ensuite sur la partie fertile du plateau
stigmatique d’une autre fleur. La fleur de Pervenche illustre bien ce stade.
Chez le Laurier-rose le rapprochement des étamines et du stigmate entraîne la
disparition des deux sacs polliniques les plus externes (qui se réduisent à 2 cornes).
— Puis, le rapprochement des étamines s’accentue : leurs filets se soudent
fréquemment et les cinq anthères s’appliquent étroitement sur les styles dont
le bourrelet stigmatique, primitivement rond, devient pentagonal
1 . Parallèlement, les modalités de la pollinisation croisée par les insectes atteignent un
1. Cette connection étroite des anthères et des stigmates correspond à la notion de gynostège (du
grec stegé, toit; les étamines forment comme un toit autour du gynécée).
Les feuilles sont opposées ou verticillées.
Un appareil sécréteur à latex est toujours présent (certaines espèces d’Apocynacées ont été jadis utilisées pour l’obtention de caoutchouc). Présence de
phloème interne.
Appareil reproducteur
Les fleurs, groupées en cymes (regroupées elles-mêmes en grappes ou en
ombelles), de formule florale 5-5-5-2, présentent des caractères remarquables :
La corolle
La corolle à préfloraison tordue (rarement valvaire) est doublée fréquemment
par des appendices corollins formant une couronne à l’intérieur de la corolle. De
plus, chez différentes Apocynacées à grandes fleurs, les pièces de la corolle se
prolongent fréquemment en de longues languettes (Strophanthus, Laurier-rose).
Androcée et gynécée
L’androcée et le gynécée sont très caractéristiques (fig. 140).
— L’androcée, chez les espèces les moins évoluées, est constitué par cinq
étamines libres comprenant, comme c’est la norme, quatre sacs polliniques et
dont les anthères, situées au-dessus des stigmates du gynécée, ont leurs fentes
de déhiscence tournées vers l’intérieur de la fleur : la pollinisation directe est
possible.
Puis, les anthères « descendent », se placent latéralement au-dessous du niveau
des 2 stigmates généralement soudés en un plateau stigmatique; parallèlement
le sommet de l’étamine développe un apex stérile (plumeux chez quelques
espèces) qui se recourbe au-dessus des stigmates formant une sorte de dôme,
tandis que les deux styles différencient, en dessous, un bourrelet rond sur
lequel reposent les anthères.
Dès lors, la pollinisation directe est devenue impossible. Il faut un insecte.
Celui-ci, recherchant les nectaires situés à la base de l’ovaire, se faufile plus
ou moins entre les étamines et les carpelles, se charge ainsi de pollen, dont les
grains sont encore libres, qu’il déposera ensuite sur la partie fertile du plateau
stigmatique d’une autre fleur. La fleur de Pervenche illustre bien ce stade.
Chez le Laurier-rose le rapprochement des étamines et du stigmate entraîne la
disparition des deux sacs polliniques les plus externes (qui se réduisent à 2 cornes).
— Puis, le rapprochement des étamines s’accentue : leurs filets se soudent
fréquemment et les cinq anthères s’appliquent étroitement sur les styles dont
le bourrelet stigmatique, primitivement rond, devient pentagonal
1 . Parallèlement, les modalités de la pollinisation croisée par les insectes atteignent un
1. Cette connection étroite des anthères et des stigmates correspond à la notion de gynostège (du
grec stegé, toit; les étamines forment comme un toit autour du gynécée).
