12 Taxon des embryophytes
algues vertes, ne le fait qu’après un certain temps : la méiose est retardée. Ce
retard permet au zygote de se développer en un ensemble tissulaire diploïde à
2n chromosomes ou embryon (du grec embruon, fœtus) d’où le nom du taxon.
Au cours de l’évolution des Embryophytes, ce retard va devenir de plus en
plus grand. L’alternance d’une génération diploïde, appelée sporophyte
(laquelle débute par la formation de l’embryon et se termine par la production
des méiospores) et d’une génération haploïde appelée gamétophyte (laquelle
assure la formation des gamètes) devient une caractéristique fondamentale du
cycle de développement des végétaux terrestres (voir Cycles fig. 5, fig. 12,
fig. 14, fig. 26, fig. 31 et pages 18, 19, 30, 46, 54 et 76)
De plus, le jeune embryon se développe en parasite sur le gamétophyte. C’est
là une nouvelle conséquence de l’habitat terrestre : un milieu aquatique pouvait
permettre le développement autonome d’une jeune structure, pas le milieu
terrestre beaucoup plus hostile (dessiccation, rayonnement ultra-violet…).
Caractères hérités
Les Embryophytes sont issues d’algues vertes présentant un cycle à dominance
haploïde : leur ancêtre commun est proche des Charophytes, algues en forme
de prêle de 20 cm à 1 m et des Coléochétophytes, algues ressemblant à de
petits coussins ronds de quelques millimètres de diamètre. Les Embryophytes
ont hérité des algues vertes l’oogamie (le gamète femelle ou oosphère, devenu
immobile et porté par la plante, est fécondé par des anthérozoïdes, petits,
nombreux et flagellés); au point vue biochimique, la synthèse de la cellulose
grâce à un complexe en rosette (cf. Biochimie végétale, p. 94) et celle de dérivés
phénoliques (idem, p. 103); au point vue cellulaire, les peroxysomes, organites
qui métabolisent l’acide glyoxylique et améliorent l’efficacité de la photosynthèse (idem, p. 48), l’absence de centriole et la disparition de la membrane
nucléaire lors de la mitose, la séparation des cellules-filles à la télophase grâce
à un phragmoplaste. Les Embryophytes partagent avec les Charophytes
l’acquisition de plasmodesmes assurant des communications intercellulaires, la
croissance en longueur des axes végétatifs par une cellule apicale et avec les
Coléochétophytes l’apparition de tissus parenchymateux facilitant la formation
d’organes.
Classification
Les Embryophytes rassemblent les Plantes terrestres ou Plantes à archégones
(fig. 3).
algues vertes, ne le fait qu’après un certain temps : la méiose est retardée. Ce
retard permet au zygote de se développer en un ensemble tissulaire diploïde à
2n chromosomes ou embryon (du grec embruon, fœtus) d’où le nom du taxon.
Au cours de l’évolution des Embryophytes, ce retard va devenir de plus en
plus grand. L’alternance d’une génération diploïde, appelée sporophyte
(laquelle débute par la formation de l’embryon et se termine par la production
des méiospores) et d’une génération haploïde appelée gamétophyte (laquelle
assure la formation des gamètes) devient une caractéristique fondamentale du
cycle de développement des végétaux terrestres (voir Cycles fig. 5, fig. 12,
fig. 14, fig. 26, fig. 31 et pages 18, 19, 30, 46, 54 et 76)
De plus, le jeune embryon se développe en parasite sur le gamétophyte. C’est
là une nouvelle conséquence de l’habitat terrestre : un milieu aquatique pouvait
permettre le développement autonome d’une jeune structure, pas le milieu
terrestre beaucoup plus hostile (dessiccation, rayonnement ultra-violet…).
Caractères hérités
Les Embryophytes sont issues d’algues vertes présentant un cycle à dominance
haploïde : leur ancêtre commun est proche des Charophytes, algues en forme
de prêle de 20 cm à 1 m et des Coléochétophytes, algues ressemblant à de
petits coussins ronds de quelques millimètres de diamètre. Les Embryophytes
ont hérité des algues vertes l’oogamie (le gamète femelle ou oosphère, devenu
immobile et porté par la plante, est fécondé par des anthérozoïdes, petits,
nombreux et flagellés); au point vue biochimique, la synthèse de la cellulose
grâce à un complexe en rosette (cf. Biochimie végétale, p. 94) et celle de dérivés
phénoliques (idem, p. 103); au point vue cellulaire, les peroxysomes, organites
qui métabolisent l’acide glyoxylique et améliorent l’efficacité de la photosynthèse (idem, p. 48), l’absence de centriole et la disparition de la membrane
nucléaire lors de la mitose, la séparation des cellules-filles à la télophase grâce
à un phragmoplaste. Les Embryophytes partagent avec les Charophytes
l’acquisition de plasmodesmes assurant des communications intercellulaires, la
croissance en longueur des axes végétatifs par une cellule apicale et avec les
Coléochétophytes l’apparition de tissus parenchymateux facilitant la formation
d’organes.
Classification
Les Embryophytes rassemblent les Plantes terrestres ou Plantes à archégones
(fig. 3).
