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TAXON
DES EMBRYOPHYTES
OU PLANTES TERRESTRES
Les Embryophytes sont des Plantes terrestres.
L’habitat terrestre se traduit au niveau de l’appareil végétatif par des rameaux
dressés (cormus en grec, d’où le nom de Cormophytes donné également aux
Plantes terrestres), par l’apparition de nouvelles molécules protectrices,
cutines, sporopollénines, anthocyanes; au niveau de l’appareil reproducteur et
du cycle de développement, par des organes nouveaux, anthéridie, archégone,
embryon.
Axes aériens dressés
Les plantes aquatiques peuvent se contenter de structures foliacées, filamenteuses, cordiformes ou thalles, flottant au sein de l’eau (et qui en son absence,
s’appliqueraient sur le fond). Faute de pression d’Archimède l’habitat terrestre
se traduit par des structures rigides, souvent ramifiées et feuillées
1
, favorisant la
captation de la lumière et les échanges gazeux. Cette tendance apparaît chez les
bryophytes où, à côté de formes rampantes du type thalle, se rencontrent des
formes dressées ayant l’aspect d’une petite plante avec « tiges » et « feuilles ».
De véritables tiges, de véritables feuilles et des racines n’apparaîtront cependant que chez les Trachéophytes avec l’acquisition d’un appareil vasculaire
assurant la circulation des liquides entre le sommet de la plante et sa base,
fixée dans le sol par les racines : chez les plantes aquatiques primitives,
baignant dans l’eau, un tel appareil conducteur n’était pas nécessaire quelle
que soit l’importance acquise par la plante.
Cutines, sporopollénines, anthocyanes
Les épidermes, pour éviter une rapide dessiccation, se recouvrent d’une cuticule, couche vernissée hydrophobe riche en cutines (cf. Abrégé de Biochimie
végétale
2 , p. 109). De même, le cytoplasme particulièrement fragile des
méiospores mâles est protégé par de nouvelles molécules très résistantes
imprégnant la paroi, les sporopollénines (idem, p. 112). De plus, les
épidermes, pour éviter l’action nocive des rayons ultraviolets synthétisent des
molécules-écran, les anthocyanes (idem, p. 173).
1. Les feuilles d’un hêtre de 25 m de haut, si elles étaient soudées en une seule lame, formeraient
une « voile » d’environ 1 200 m
2 !
2. Biochimie végétale, J.-L. Guignard, Dunod, 2000.
TAXON
DES EMBRYOPHYTES
OU PLANTES TERRESTRES
Les Embryophytes sont des Plantes terrestres.
L’habitat terrestre se traduit au niveau de l’appareil végétatif par des rameaux
dressés (cormus en grec, d’où le nom de Cormophytes donné également aux
Plantes terrestres), par l’apparition de nouvelles molécules protectrices,
cutines, sporopollénines, anthocyanes; au niveau de l’appareil reproducteur et
du cycle de développement, par des organes nouveaux, anthéridie, archégone,
embryon.
Axes aériens dressés
Les plantes aquatiques peuvent se contenter de structures foliacées, filamenteuses, cordiformes ou thalles, flottant au sein de l’eau (et qui en son absence,
s’appliqueraient sur le fond). Faute de pression d’Archimède l’habitat terrestre
se traduit par des structures rigides, souvent ramifiées et feuillées
1
, favorisant la
captation de la lumière et les échanges gazeux. Cette tendance apparaît chez les
bryophytes où, à côté de formes rampantes du type thalle, se rencontrent des
formes dressées ayant l’aspect d’une petite plante avec « tiges » et « feuilles ».
De véritables tiges, de véritables feuilles et des racines n’apparaîtront cependant que chez les Trachéophytes avec l’acquisition d’un appareil vasculaire
assurant la circulation des liquides entre le sommet de la plante et sa base,
fixée dans le sol par les racines : chez les plantes aquatiques primitives,
baignant dans l’eau, un tel appareil conducteur n’était pas nécessaire quelle
que soit l’importance acquise par la plante.
Cutines, sporopollénines, anthocyanes
Les épidermes, pour éviter une rapide dessiccation, se recouvrent d’une cuticule, couche vernissée hydrophobe riche en cutines (cf. Abrégé de Biochimie
végétale
2 , p. 109). De même, le cytoplasme particulièrement fragile des
méiospores mâles est protégé par de nouvelles molécules très résistantes
imprégnant la paroi, les sporopollénines (idem, p. 112). De plus, les
épidermes, pour éviter l’action nocive des rayons ultraviolets synthétisent des
molécules-écran, les anthocyanes (idem, p. 173).
1. Les feuilles d’un hêtre de 25 m de haut, si elles étaient soudées en une seule lame, formeraient
une « voile » d’environ 1 200 m
2 !
2. Biochimie végétale, J.-L. Guignard, Dunod, 2000.
