180 Eurosidées II
Les 4 pétales sont considérés comme provenant de la subdivision des 2 pétales
appartenant au verticille opposé à celui des sépales externes : cela explique
qu’ils alternent avec les sépales; sinon ils seraient superposés.
Les grandes étamines, par un processus identique, ne représentent qu’un verticille dimère.
Cette méristémonie est encore visible chez quelques espèces où les quatre
grandes étamines internes sont concrescentes deux à deux par leur base
1 .
De même, on admet parfois que le nombre théorique des carpelles est égal à 4,
mais que les deux médians, seuls fertiles, sont étroits et réduits à la fausse
cloison (cf. p. 139 la note relative au gynécée des Papavéracées); le gynécée
du genre Tetrapoma est d’ailleurs composé de 4 carpelles fertiles.
Le fruit
Le fruit est, comme chez la Chélidoine, une silique, mais ici, nous avons vu
que les placentas très proéminents se soudent en une fausse cloison : cette
dernière persiste dans le fruit. De plus, la partie supérieure demeure souvent
stérile et forme un bec sur une certaine longueur (Moutarde).
Le fruit ainsi constitué est nettement plus long que large (ex. : Giroflée,
Moutarde). S’il devient aussi large que long, on l’appelle silicule.
Deux cas peuvent alors se produire (fig. 121) :
— le fruit est comprimé parallèlement à la fausse cloison, qui est alors très
large, d’où le nom de silicule latiseptée (du latin latus, large et septum, cloison);
1. Chez les Vella, par exemple.
Chélidoine
Brassicacées
Fig. 120. Diagramme des fleurs de Papavéracées à siliques et de Brassicacées. La
comparaison de ces deux diagrammes met en évidence les divergences qui séparent ces deux familles, autrefois rapprochées par leurs carpelles « ouverts » et de
type 2. (Ont été réunies par des pointillés, les pièces qui proviendraient du
dédoublement d’une même pièce).
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