4 - LES SCÉNARIOS D'ÉVOLUTION DES STRUCTURES ÉNERGÉTIQUES JUSQU'EN 2050
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Tableau IX - Evolution de la consommation d’énergie primaire entre 1980 et 2000, par
zone géographique (les ensembles politiques les plus importants sont aussi donnés)
Les consommations par habitant sont présentées, c'est leur augmentation qui est utilisée pour extrapoler la consommation d’énergie primaire à l’horizon 2050. Due à la probable exagération de la population de l’Asie, sa consommation d’énergie primaire est
sans doute trop élevée. Il n’en reste pas moins que c’est bien là que se jouera l’avenir
énergétique.
Pays
En. prim.
[Mtep]
En. prim./hab.
[tep]
En. prim./hab.
[tep]
En. prim.
[Mtep]
1980
2000
1980
2000
2050
2050
Etats-Unis
1962
2483
8,61
8,82
9,37
4475
Amérique du Nord
2293
2967
7,13
7,19
7,34
5647
Brésil
101
226
0,83
1,35
4,48
1691
Amérique centrale
et du Sud
286
525
0,99
1,26
2,31
2382
U.E.
1338
1587
3,72
4,17
5,53
2430
Europe de l'Ouest
1467
1788
3,42
3,76
4,78
2933
Ex-URSS
1165
1021
4,39
3,52
2,02
734
Moyen-Orient
147
432
1,59
2,57
5,00
3761
Afrique
170
299
0,35
0,38
0,44
1224
Chine
432
924
0,44
0,72
2,55
6167
Inde
104
317
0,15
0,32
1,90
5115
Japon
381
544
3,26
4,29
8,50
1327
Extrême-Orient et Océanie 1224
2699
0,50
0,79
2,52
19484
Total mondial
7122
9972
1,61
1,64
1,74
35432
Le tableau X montre une augmentation considérable des émissions de gaz carbonique. Cette augmentation pose une double question :
les réserves de combustibles fossiles seront-elles suffisantes pour permettre le
niveau de consommation correspondant à ces émissions ? Si les réserves conventionnelles en pétrole et gaz risquent, en effet, d’être proches de l’épuisement en
2050, il n’en est de même ni pour le charbon, ni pour les réserves non-conventionnelles (huiles lourdes, schistes bitumineux, hydrates de méthane). On peut
donc s’attendre à une augmentation à terme, en terme relatif comme en terme
absolu de l’utilisation du charbon, éventuellement liquéfié ou gazéifié.
Ces émissions massives de gaz carbonique sont-elles compatibles avec l’environnement ? La réponse est, ici, clairement négative quand on sait que la stabilisation de la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère ne pourrait se faire,
selon les prévisions du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), que si les émissions étaient ramenées en dessous de 3 gigatonnes
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