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Thierry ALLEAU & Michel ROSTAING
par photodécomposition de composés organiques par des bactéries (ces deux
derniers procédés sont aujourd’hui encore des procédés de laboratoire considérés comme futuristes).
Une fois produit, l’hydrogène est soit utilisé (et stocké) sur place, soit transporté
via un réseau de pipes.
Cette source est potentiellement la plus importante et peut théoriquement fournir
la totalité de la demande d’énergie, en particulier dans un pays comme la France,
compte tenu de son climat tempéré et des grandes étendues exploitables, tant terrestres que marines. Actuellement, aucune des voies possibles n’a été suffisamment explorée pour savoir si l’une d’entre elles pourrait être rentable à terme.
Le rapport 2001 sur les énergies renouvelables de l’Office Parlementaire des Choix
Scientifiques et Technologiques préconise un effort particulier dans ce domaine
pour son application dans le transport, dont la croissance va se poursuivre et qui
est aujourd’hui la source majeure de production de CO 2 . D’après ce rapport, un
développement de combustibles issus de la biomasse permettrait d’économiser,
en France, 40 Mtep, soit 40% de la facture pétrolière actuelle ; il faudrait, pour cela,
affecter 4 millions d’hectares à ces cultures énergétiques.
LE SOLAIRE
Il permet d’envisager la production d’hydrogène à partir de deux types de capteurs :
le thermique et le photovoltaïque (voir le chapitre 17).
La chaleur est fournie par des capteurs solaires à concentration :
moyenne (cylindro-parabolique), dans la gamme 200-250°C (cette technologie
n’est réaliste que dans les pays à fort ensoleillement direct) ; on peut alors produire de l’électricité via une machine thermique, laquelle électricité produira de
l’hydrogène par électrolyse ;
forte (miroirs paraboliques ou centrales à tour qui peuvent fournir des calories à
plus de 800°C) : la chaleur est alors utilisable dans un réacteur thermochimique
de dissociation de l’eau, de même type que celui envisagé précédemment, couplé à un réacteur nucléaire de type HTGR.
La source solaire sur laquelle les plus grands espoirs sont fondés est le photovoltaïque. En effet, l’énergie solaire frappant la Terre représente 15 000 fois la consommation mondiale ! La conversion de cette énergie solaire par l’intermédiaire d’une
cellule photovoltaïque produit de l’électricité qui peut soit être utilisée sur place
ou réinjectée dans un réseau, soit fournir de l’hydrogène par électrolyse de l’eau.
La production des cellules est aujourd’hui en forte croissance (de l’ordre de 15%
par an) et son prix est en baisse régulière mais encore trop élevé, d’un facteur 3
environ. Des sauts technologiques en cours d’étude (comme les cellules à couche
mince) devraient permettre d’atteindre les coûts objectifs dans quelques années.
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