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Jean-Marie MARTIN-AMOUROUX
imputables au réseau électrique, les pertes réduisent le contenu énergétique des
sources finales à environ 70% de celui des sources primaires. En revanche, ces
sources ont une valeur économique beaucoup plus élevées car elles sont rendues
à la porte de l’utilisateur final au moment choisi pour satisfaire ses besoins. La
différence de prix entre un kilowattheure de base et un kilowattheure de pointe
mesure cette valorisation. Ventilée entre groupes d’utilisateurs, cette consommation dite finale est la dernière connue statistiquement, alors qu’elle ne correspond
pas encore aux diverses formes d’énergie (thermique, mécanique, spécifique) qui
vont en être tirées, après un éventuel stockage plus ou moins long.
3.1.2. DE LA CONSOMMATION FINALE AUX SERVICES ÉNERGÉTIQUES
Cette partie aval des chaînes énergétiques est difficile à explorer parce qu’on ne
sait pas mesurer la consommation d’énergie utile (useful energy) et moins encore
les services énergétiques, dès que l’on traite un grand nombre d’utilisateurs.
La première correspond à la sortie (output) des dispositifs assurant la transformation de n’importe quelle source en formes d’énergie (chaleur basse ou haute température, énergie mécanique, lumière, froid) répondant à la satisfaction d’un besoin
en service énergétique. Devrait donc être mesurés la chaleur cédée par le combustible au circuit d’eau chaude, le travail mécanique fourni réellement par l’arbre du
moteur ou la lumière émise par une ampoule électrique. Dans les conditions précises de fonctionnement d’une installation donnée et moyennant certaines conventions, cette mesure ne soulève pas de difficultés particulières. En revanche, sa
généralisation à une habitation, un atelier ou un véhicule sur une période de temps
significative, et plus encore son extension à toute la société, relèvent de la gageure.
A ce niveau, on doit donc se contenter d’une mesure très approximative obtenue
en multipliant la consommation finale par une estimation de l’efficacité moyenne
des chaudières, moteurs et autres appareils de conversion en usage dans une économie donnée.
Les chaînes énergétiques ne s’achèvent pas avec la consommation d’énergie utile.
Une même quantité de chaleur cédée au circuit d’eau chaude peut en effet procurer un confort thermique très différent selon que le système de chauffage a été
installé dans une maison bien ou mal conçue pour conserver la chaleur et la répartir harmonieusement entre toutes les pièces. Des relations comparables peuvent
être établies entre le travail d’un moteur et le service de transport d’un véhicule,
entre la lumière d’une ampoule et l’éclairage d’une pièce, entre la chaleur d’une
résistance électrique et la cuisson d’un aliment, entre le froid d’un compresseur et
la réfrigération d'une boisson. Constitué de toutes les techniques mobilisées pour
rendre un service énergétique, ce dernier maillon est difficile à caractériser et plus
encore à exprimer par une mesure d’efficacité. On ne saurait cependant le négliger
car il est le lieu de nombreux choix à forte incidence sur la consommation d’énergie finale.
Jean-Marie MARTIN-AMOUROUX
imputables au réseau électrique, les pertes réduisent le contenu énergétique des
sources finales à environ 70% de celui des sources primaires. En revanche, ces
sources ont une valeur économique beaucoup plus élevées car elles sont rendues
à la porte de l’utilisateur final au moment choisi pour satisfaire ses besoins. La
différence de prix entre un kilowattheure de base et un kilowattheure de pointe
mesure cette valorisation. Ventilée entre groupes d’utilisateurs, cette consommation dite finale est la dernière connue statistiquement, alors qu’elle ne correspond
pas encore aux diverses formes d’énergie (thermique, mécanique, spécifique) qui
vont en être tirées, après un éventuel stockage plus ou moins long.
3.1.2. DE LA CONSOMMATION FINALE AUX SERVICES ÉNERGÉTIQUES
Cette partie aval des chaînes énergétiques est difficile à explorer parce qu’on ne
sait pas mesurer la consommation d’énergie utile (useful energy) et moins encore
les services énergétiques, dès que l’on traite un grand nombre d’utilisateurs.
La première correspond à la sortie (output) des dispositifs assurant la transformation de n’importe quelle source en formes d’énergie (chaleur basse ou haute température, énergie mécanique, lumière, froid) répondant à la satisfaction d’un besoin
en service énergétique. Devrait donc être mesurés la chaleur cédée par le combustible au circuit d’eau chaude, le travail mécanique fourni réellement par l’arbre du
moteur ou la lumière émise par une ampoule électrique. Dans les conditions précises de fonctionnement d’une installation donnée et moyennant certaines conventions, cette mesure ne soulève pas de difficultés particulières. En revanche, sa
généralisation à une habitation, un atelier ou un véhicule sur une période de temps
significative, et plus encore son extension à toute la société, relèvent de la gageure.
A ce niveau, on doit donc se contenter d’une mesure très approximative obtenue
en multipliant la consommation finale par une estimation de l’efficacité moyenne
des chaudières, moteurs et autres appareils de conversion en usage dans une économie donnée.
Les chaînes énergétiques ne s’achèvent pas avec la consommation d’énergie utile.
Une même quantité de chaleur cédée au circuit d’eau chaude peut en effet procurer un confort thermique très différent selon que le système de chauffage a été
installé dans une maison bien ou mal conçue pour conserver la chaleur et la répartir harmonieusement entre toutes les pièces. Des relations comparables peuvent
être établies entre le travail d’un moteur et le service de transport d’un véhicule,
entre la lumière d’une ampoule et l’éclairage d’une pièce, entre la chaleur d’une
résistance électrique et la cuisson d’un aliment, entre le froid d’un compresseur et
la réfrigération d'une boisson. Constitué de toutes les techniques mobilisées pour
rendre un service énergétique, ce dernier maillon est difficile à caractériser et plus
encore à exprimer par une mesure d’efficacité. On ne saurait cependant le négliger
car il est le lieu de nombreux choix à forte incidence sur la consommation d’énergie finale.
