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Bruno RIVOIRE
Quoi qu’il en soit, toutes ces filières se tiennent dans un mouchoir de poche quant
à leur productibilité au mètre carré de terrain occupé : on peut escompter une production annuelle d’environ 70 kWhe/m
2 en climat français, ou 110 kWhe/m
2 en zone
aride. Ce chiffre donne la mesure de la gêne que pourrait occasionner le développement massif du recours à la production d’électricité solaire.
La filière thermodynamique solaire est donc bien cernée aujourd’hui quant à ses
possibilités techniques, mais beaucoup moins quant à ses performances économiques potentielles (dont on peut seulement dire qu’elles ont peu de chance d’être
brillantes). Dans ces conditions, seul un effort de recherche public est susceptible
d’être mené à bien et il est clair que l’aventure de Luz ne se reproduira pas. La
parole est donc aux politiques : c’est à eux d’engager les fonds nécessaires, parce
qu’aucune rentabilité ne peut en être espérée à court terme. Et c’est à eux de
mobiliser les forces techniques capables de faire mûrir le sujet : soit au sein des
services publics compétents, soit en mobilisant les secteurs industriels concernés.
En conclusion, remarquons qu’il n’est pas anormal que le débat « citoyen » soit actif
sur ce sujet. On espère que le présent exposé aidera à ce qu’il soit débarrassé des
naïvetés et a priori idéologiques qui le rendent trop souvent confus.
RÉFÉRENCES
[1] BONDUELLE B. & RIVOIRE B. –1987– Centrale expérimentale Thémis.
Résultats et projections.
[2] BONDUELLE B. & RIVOIRE B. –1991– Centrale à sel ou centrale à air ?
L’expérience française.
[3] PHARABOD F. & PHILIBERT C. –1991– Les centrales solaires Luz.
Comité d’action pour le solaire.
[4] MEINECKE W. [DLR - Germany] & BOHN M. [NREL - USA] –1994–
Solar energy concentrating systems. Applications and technologies.
[5] Compte rendu du 9
th SolarPACES Int. Symp., Font-Romeu, 1998.
[6] TEAGAN W.P. –2001– Review: status of markets for solar thermal power systems.
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