18 - LE SOLAIRE THERMODYNAMIQUE
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performant que la peinture utilisée dans les cas précédents ; cette disposition est
rendue possible ici par la mise sous vide de l’environnement du tube chaudière
(le cermet ne résisterait pas à la présence d’oxygène). Cet ultime perfectionnement n’est présent que sur la dernière version des centrales Luz, celles qui sont
équipées des capteurs LS3.
On a là un système sophistiqué, a priori cher et fragile, qu’il est tout à l’honneur de
la société Luz d’avoir développé à un point tel qu’on peut supposer qu’il est devenu
solide et bon marché. Il a en effet été construit et mis en œuvre dans ses versions
successives en très grandes quantités en Californie et donne apparemment satisfaction à ses exploitants depuis 15 ans.
La mise au point de l’enveloppe à vide est particulièrement remarquable en ce
qu’elle suppose la mise en œuvre de quantités impressionnantes de joints d’étanchéité et de joints de dilatation (soufflets inox), qui tous assurent leurs fonctions
dans un environnement météorologique non-protégé.
18.2.3. LE TRANSPORT ET LE STOCKAGE DE LA CHALEUR
LA FILIÈRE PARABOLIQUE
Ces fonctions sont réduites au minimum ici puisque le fluide caloporteur se confond
avec le fluide thermodynamique (sauf dans le cas d’emploi de caloducs) et que la
fonction de stockage n’est pas assurée.
LA FILIÈRE « CENTRALE À TOUR »
Là encore il nous faudra distinguer les cas des différents fluides caloporteurs utilisés.
Cas de l’eau-vapeur
On est encore dans le cas où le fluide caloporteur et le fluide thermodynamique se
confondent et il n’y a donc pas de commentaire particulier à faire à propos du transport de la chaleur. Mais, contrairement à ce qui vient d’être dit pour la filière parabolique, on ne peut ignorer ici la fonction de stockage qui doit être assurée avec un
minimum d’autonomie pour permettre un fonctionnement correct de la turbine à
vapeur (elle ne supporterait pas un régime de fonctionnement trop haché). C’est là
l’autre gros problème de la filière car le stockage de la vapeur vive est particulièrement malaisé. Son contenu énergétique volumique est dramatiquement faible, ce
qui oblige à mettre en œuvre des réservoirs à pression de grande taille. On conçoit
qu’on atteigne vite les limites raisonnables de capacité de ce stockage. On utilisera donc cette technique pour réaliser des stockages dits « nébulaires » qui sont
dimensionnés au plus juste : ils assurent uniquement les conditions de régularité
à très court terme de la production de vapeur qui garantissent un fonctionnement
correct de la turbine.
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