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Bruno RIVOIRE
Après un bref historique, nous passerons en revue les techniques explorées, puis
nous exposerons rapidement les caractéristiques du gisement à exploiter et les
données environnementales concernées. Enfin nous commenterons le résultat des
expériences et les perspectives qu’elles offrent.
Donc, au début des années 1980, dans l'inquiétude générale des pays industrialisés
de manquer de pétrole à bon marché, plusieurs projets de centrales électro-solaires
voient le jour, lancés par des états ou par des organismes internationaux :
CRS à Almeria (Espagne), centrale à sodium liquide construite par l'AIE (1981 -
3700 m
2 de miroirs) 1 ,
SUNSHINE à Nio Town, centrale à eau-vapeur (Japon - 1981 - 12 900 m
2 de miroirs),
EURELIOS à Adrano (Sicile), centrale à eau-vapeur (CEE - 1981 - 6200 m
2 de
miroirs),
SOLAR ONE à Barstow, centrale à eau-vapeur (Californie, USA - 1982 - 71 500 m
2
de miroirs),
THEMIS à Targasonne, centrale à sel fondu (France - 1982 - 11 800 m
2 de miroirs),
CESA 1 à Almeria, centrale à eau-vapeur (Espagne - 1983 - 11 900 m
2 de miroirs),
SPP-5 à Shchelkino, centrale à eau-vapeur (Crimée, Ukraine, URSS à l'époque -
1985 - 40 000 m
2 de miroirs).
Tous ces projets mettent en œuvre des « centrales à tour » (voir ci-dessous) et ont
pour objet d'explorer les possibilités technico-économiques de cette filière imaginée
depuis longtemps mais jamais expérimentée auparavant.
A la même époque (1979) est constituée une société privée, Luz, à l'aide de capitaux israéliens, qui se propose de construire et d'exploiter en Californie, à la faveur
de règles fiscales avantageuses, plusieurs centrales électro-solaires de grande taille
avec appoint de combustible fossile (du gaz en l’occurrence). Celles-là seront basées
sur la technique des miroirs cylindro-paraboliques d'orientation nord-sud et utiliseront les champs de miroirs les plus importants (de 106 000 à 480 000 m
2 ).
Enfin, divers organismes de recherche des pays industrialisés lancent des actions
variées dans le domaine de l'utilisation des miroirs paraboliques (de 50 à 400 m
2 ),
utilisés individuellement (ou quasi individuellement) pour la génération d'électricité
par des unités de faible puissance.
Vingt ans plus tard, après que « Solar One » ait été transformée en centrale à sel
fondu à l’image de Thémis et ait fonctionné sous le nouveau nom de Solar Two pendant 3 ans (1996-1999), il n'existe plus de centrale à tour en fonctionnement, tandis
que les centrales « Luz » continuent à produire de l'électricité partiellement solaire,
1 Dans cet exposé, nous caractériserons toujours la taille d’une installation par sa surface de miroirs
qui donne la mesure de l’énergie productible, et jamais par la puissance électrique installée qui,
elle, dépend de multiples facteurs et ne représente donc rien de précis. Ce faisant, nous ne faisons
qu’imiter les hydro-électriciens qui sont les inventeurs de ce langage bien adapté à leur problématique et à la nôtre.
Bruno RIVOIRE
Après un bref historique, nous passerons en revue les techniques explorées, puis
nous exposerons rapidement les caractéristiques du gisement à exploiter et les
données environnementales concernées. Enfin nous commenterons le résultat des
expériences et les perspectives qu’elles offrent.
Donc, au début des années 1980, dans l'inquiétude générale des pays industrialisés
de manquer de pétrole à bon marché, plusieurs projets de centrales électro-solaires
voient le jour, lancés par des états ou par des organismes internationaux :
CRS à Almeria (Espagne), centrale à sodium liquide construite par l'AIE (1981 -
3700 m
2 de miroirs) 1 ,
SUNSHINE à Nio Town, centrale à eau-vapeur (Japon - 1981 - 12 900 m
2 de miroirs),
EURELIOS à Adrano (Sicile), centrale à eau-vapeur (CEE - 1981 - 6200 m
2 de
miroirs),
SOLAR ONE à Barstow, centrale à eau-vapeur (Californie, USA - 1982 - 71 500 m
2
de miroirs),
THEMIS à Targasonne, centrale à sel fondu (France - 1982 - 11 800 m
2 de miroirs),
CESA 1 à Almeria, centrale à eau-vapeur (Espagne - 1983 - 11 900 m
2 de miroirs),
SPP-5 à Shchelkino, centrale à eau-vapeur (Crimée, Ukraine, URSS à l'époque -
1985 - 40 000 m
2 de miroirs).
Tous ces projets mettent en œuvre des « centrales à tour » (voir ci-dessous) et ont
pour objet d'explorer les possibilités technico-économiques de cette filière imaginée
depuis longtemps mais jamais expérimentée auparavant.
A la même époque (1979) est constituée une société privée, Luz, à l'aide de capitaux israéliens, qui se propose de construire et d'exploiter en Californie, à la faveur
de règles fiscales avantageuses, plusieurs centrales électro-solaires de grande taille
avec appoint de combustible fossile (du gaz en l’occurrence). Celles-là seront basées
sur la technique des miroirs cylindro-paraboliques d'orientation nord-sud et utiliseront les champs de miroirs les plus importants (de 106 000 à 480 000 m
2 ).
Enfin, divers organismes de recherche des pays industrialisés lancent des actions
variées dans le domaine de l'utilisation des miroirs paraboliques (de 50 à 400 m
2 ),
utilisés individuellement (ou quasi individuellement) pour la génération d'électricité
par des unités de faible puissance.
Vingt ans plus tard, après que « Solar One » ait été transformée en centrale à sel
fondu à l’image de Thémis et ait fonctionné sous le nouveau nom de Solar Two pendant 3 ans (1996-1999), il n'existe plus de centrale à tour en fonctionnement, tandis
que les centrales « Luz » continuent à produire de l'électricité partiellement solaire,
1 Dans cet exposé, nous caractériserons toujours la taille d’une installation par sa surface de miroirs
qui donne la mesure de l’énergie productible, et jamais par la puissance électrique installée qui,
elle, dépend de multiples facteurs et ne représente donc rien de précis. Ce faisant, nous ne faisons
qu’imiter les hydro-électriciens qui sont les inventeurs de ce langage bien adapté à leur problématique et à la nôtre.
