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Gérard CLAUDET
13.1. LES ENJEUX
Parmi les énergies renouvelables, la plus utilisée sur l'Hexagone est l'hydroélectricité, dont le potentiel est déjà exploité à 90% pour produire environ (et seulement)
6% de nos besoins.
Beaucoup d'efforts sont déployés pour utiliser la force du vent dans des éoliennes
et pour capter l'énergie solaire, soit sous forme de chaleur, soit sous forme d'électricité par des cellules photovoltaïques.
Ces solutions intéressantes présentent cependant des limites difficiles à franchir,
tant au niveau de leur prix de revient, de trois à dix fois encore trop élevé, qu'au
regard de leur capacité, finalement limitée pour la France métropolitaine, aux environs de 10% de nos besoins globaux.
De plus ces sources d'énergie sont surtout adaptées à la production de chaleur ou
d'électricité, de manière intermittente et aléatoire, et doivent être associées à des
moyens de stockage et de régulation, ou encore à des étapes de transformation,
qui en accroissent notablement la complexité et donc le prix.
Le problème le plus délicat se situe au niveau des transports qui représentent, actuellement, environ le quart de nos besoins et sont presque exclusivement alimentés à partir de réserves fossiles, c'est-à-dire sans aucune garantie d'indépendance
nationale et avec les dangers que l'on connaît pour la pollution des villes et l'évolution du climat.
La biomasse, constituée de tous les végétaux qui se développent sur la planète, en
réalisant le captage et le stockage de l'énergie solaire, représente une ressource
locale et renouvelable importante, appelée à jouer un rôle déterminant dans les prochaines décennies.
13.2. LE POTENTIEL DE LA BIOMASSE
La biomasse est le produit de la photosynthèse du gaz carbonique et de l'eau, réalisée par le captage de l'énergie solaire par les plantes.
Le rendement de conversion de l'énergie solaire, par ce processus naturel, se situe
en moyenne annuelle entre 0,5 et 1% et la production de matière qui en résulte, de
nature majoritairement ligno-cellulosique, est essentiellement concentrée sur les
continents, plus favorables que les océans, pour l'ancrage au sol des plantes et pour
la fourniture des sels minéraux.
Pour situer les ordres de grandeur au niveau du globe, il est important de remarquer
deux chiffres qui caractérisent la place de la biomasse dans notre écosystème [1] :
Gérard CLAUDET
13.1. LES ENJEUX
Parmi les énergies renouvelables, la plus utilisée sur l'Hexagone est l'hydroélectricité, dont le potentiel est déjà exploité à 90% pour produire environ (et seulement)
6% de nos besoins.
Beaucoup d'efforts sont déployés pour utiliser la force du vent dans des éoliennes
et pour capter l'énergie solaire, soit sous forme de chaleur, soit sous forme d'électricité par des cellules photovoltaïques.
Ces solutions intéressantes présentent cependant des limites difficiles à franchir,
tant au niveau de leur prix de revient, de trois à dix fois encore trop élevé, qu'au
regard de leur capacité, finalement limitée pour la France métropolitaine, aux environs de 10% de nos besoins globaux.
De plus ces sources d'énergie sont surtout adaptées à la production de chaleur ou
d'électricité, de manière intermittente et aléatoire, et doivent être associées à des
moyens de stockage et de régulation, ou encore à des étapes de transformation,
qui en accroissent notablement la complexité et donc le prix.
Le problème le plus délicat se situe au niveau des transports qui représentent, actuellement, environ le quart de nos besoins et sont presque exclusivement alimentés à partir de réserves fossiles, c'est-à-dire sans aucune garantie d'indépendance
nationale et avec les dangers que l'on connaît pour la pollution des villes et l'évolution du climat.
La biomasse, constituée de tous les végétaux qui se développent sur la planète, en
réalisant le captage et le stockage de l'énergie solaire, représente une ressource
locale et renouvelable importante, appelée à jouer un rôle déterminant dans les prochaines décennies.
13.2. LE POTENTIEL DE LA BIOMASSE
La biomasse est le produit de la photosynthèse du gaz carbonique et de l'eau, réalisée par le captage de l'énergie solaire par les plantes.
Le rendement de conversion de l'énergie solaire, par ce processus naturel, se situe
en moyenne annuelle entre 0,5 et 1% et la production de matière qui en résulte, de
nature majoritairement ligno-cellulosique, est essentiellement concentrée sur les
continents, plus favorables que les océans, pour l'ancrage au sol des plantes et pour
la fourniture des sels minéraux.
Pour situer les ordres de grandeur au niveau du globe, il est important de remarquer
deux chiffres qui caractérisent la place de la biomasse dans notre écosystème [1] :
