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Gérard DURUP
La pression statique en tête de puits (P ts ) correspondant au débit nul est reliée à la
pression de fond par l’intermédiaire de la relation :
P ts = a
0,5 × P
{6}
Le débit Q est déterminé par l’ouverture de la vanne de laminage. Le coefficient « c »
varie d’une valeur minimale correspondant à l’ouverture maximale, à une valeur
infinie correspondant à sa fermeture complète. Dans le cas où la compression au
soutirage est nécessaire, Q est déterminé par la valeur de la pression à l’aspiration
des compresseurs.
Les valeurs de « b » et « c » sont déterminés de la façon suivante :
b
au repos, on mesure la pression statique en tête (P ts ). Ensuite, en soutirage, on mesure P t et Q. On en déduit : b = (P ts
2 – P t
2 ) / Q
2 . L’application
de cette relation n’est valable que pour une pression de fond constante
entre les instants où P ts et P t sont relevés ; il convient donc de limiter au
maximum le déstockage entre les mesures de P ts et P t .
c
en débit, on mesure P t , et P r et Q. On en déduit : c = (P t
2 – P r
2 ) / Q
2 .
10.4.5. GRANDEURS PRINCIPALES DE LA PERFORMANCE : P, S ET Q
L’ensemble des performances des cavités correspondant à trois grandeurs (P, S
et Q), peut être déterminé par les trois équations suivantes :
l’équation d’état
P × V = S
l’équation de pertes de charge
Q = [(aP
2 – P r
2 ) / (b + c)]
0,5
l’équation stock/débit
Q = dS / dt
Dans cet ensemble, le volume de la cavité (V) est calculé par un modèle de géotechnique et la pression au point d’injection sur le réseau (P r ) est une donnée liée aux
impératifs du grand transport de gaz. Le débit de soutirage (Q) peut être limité par :
la vitesse maximale de gaz qui doit rester très largement subsonique pour éviter
des nuisances sonores ;
la capacité des unités de traitement et en particulier des unités de déshydratation.
En effet, le séchage du gaz est nécessaire, le gaz se chargeant en vapeur d’eau
au cours de son séjour dans la cavité. Sa teneur est de 200 à 500 mg/m
3 (n) contre
50 mg/m
3 (n) maximum requis pour le transport du gaz.
10.5. STABILITÉ ET DIMENSIONNEMENT DES CAVITÉS
10.5.1. RUPTURE DE L’ÉQUILIBRE NATUREL
Au-delà de quelques centaines de mètres de profondeur, dans un massif de sel l’état
naturel des contraintes est, en général, sensiblement hydrostatique (les contraintes
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