242
Gérard DURUP
centrale est lavée périodiquement par injection d’eau et la saumure est diluée en
continue à sa sortie de puits.
Le premier remplissage de gaz avec évacuation de saumure se termine lorsque la
profondeur de l’interface gaz-saumure atteint celle de la base de la colonne centrale. Le gaz passe alors dans la colonne centrale (on parle de « dégardage ») et y
remplace la saumure ce qui se traduit par une augmentation rapide de la pression
en tête. Une vanne de sécurité placée immédiatement en aval de la tête de puits
se ferme alors afin de protéger les circuits de saumure.
10.3.3. PRINCIPES D’EXPLOITATION
Deux principes d’exploitation sont envisageables :
le premier, consiste à compenser, comme en premier remplissage, toute quantité de gaz injectée ou soutirée par l’annulaire par une quantité équivalente en
volume de saumure soutirée ou injectée par la colonne centrale. Cette méthode
par compensation ou balancement de saumure est employée pour l’exploitation
des fluides peu compressibles (hydrocarbures liquides et gaz de pétrole liquéfié).
Bien que tout à fait envisageable pour le gaz, elle n’est pas pratiquée dans les
faits en raison d’inconvénients majeurs tels que (1) la nécessité de disposer d’une
réserve de saumure pratiquement saturée de volume égal à celui des cavités,
(2) problèmes de corrosion et de cristallisation inhérents à la saumure, (3) débits
d’injection de saumure requis très importants pour un soutirage rapide du gaz.
Et ce, malgré deux sérieux avantages : (a) la possibilité de récupérer la quasi totalité du gaz donc pas de gaz irrécupérable ou « gaz coussin », et (b) le maintien
d’une valeur élevée de la pression en cavité, ce qui est favorable à la stabilité.
le second est basé sur la compressibilité élevée du gaz naturel et la cavité est
exploitée par compression-détente, à l’instar d’une bouteille de gaz comprimé.
Ce type d’exploitation, systématiquement adopté pour le gaz naturel, permet de
s’affranchir de tout maniement de saumure et, par là même, de tout lien avec
l’industrie du sel dès que le premier remplissage avec évacuation de saumure est
achevé. Il permet également d’utiliser la place occupée par la colonne centrale
d’évacuation de saumure pour la production du gaz, d’où des pertes de charge
moindres autorisant des débits très importants.
Le premier remplissage avec évacuation de saumure terminé, la colonne centrale
désormais inutile est le plus souvent extraite sous pression (opération de « snubbing »). Une vanne de sécurité est alors ancrée par travail au câble (wire-line) dans
un siège incorporé à cet effet dans la colonne de production, à quelques dizaines
de mètres de profondeur. Le puits est alors dans sa configuration d’exploitation.
La mise en conformité précédente correspond au cas intermédiaire où la législation
impose une vanne de sécurité enterrée en exploitation, sans en imposer pendant
le premier remplissage. Cette disposition devrait très probablement se généraliser.
Gérard DURUP
centrale est lavée périodiquement par injection d’eau et la saumure est diluée en
continue à sa sortie de puits.
Le premier remplissage de gaz avec évacuation de saumure se termine lorsque la
profondeur de l’interface gaz-saumure atteint celle de la base de la colonne centrale. Le gaz passe alors dans la colonne centrale (on parle de « dégardage ») et y
remplace la saumure ce qui se traduit par une augmentation rapide de la pression
en tête. Une vanne de sécurité placée immédiatement en aval de la tête de puits
se ferme alors afin de protéger les circuits de saumure.
10.3.3. PRINCIPES D’EXPLOITATION
Deux principes d’exploitation sont envisageables :
le premier, consiste à compenser, comme en premier remplissage, toute quantité de gaz injectée ou soutirée par l’annulaire par une quantité équivalente en
volume de saumure soutirée ou injectée par la colonne centrale. Cette méthode
par compensation ou balancement de saumure est employée pour l’exploitation
des fluides peu compressibles (hydrocarbures liquides et gaz de pétrole liquéfié).
Bien que tout à fait envisageable pour le gaz, elle n’est pas pratiquée dans les
faits en raison d’inconvénients majeurs tels que (1) la nécessité de disposer d’une
réserve de saumure pratiquement saturée de volume égal à celui des cavités,
(2) problèmes de corrosion et de cristallisation inhérents à la saumure, (3) débits
d’injection de saumure requis très importants pour un soutirage rapide du gaz.
Et ce, malgré deux sérieux avantages : (a) la possibilité de récupérer la quasi totalité du gaz donc pas de gaz irrécupérable ou « gaz coussin », et (b) le maintien
d’une valeur élevée de la pression en cavité, ce qui est favorable à la stabilité.
le second est basé sur la compressibilité élevée du gaz naturel et la cavité est
exploitée par compression-détente, à l’instar d’une bouteille de gaz comprimé.
Ce type d’exploitation, systématiquement adopté pour le gaz naturel, permet de
s’affranchir de tout maniement de saumure et, par là même, de tout lien avec
l’industrie du sel dès que le premier remplissage avec évacuation de saumure est
achevé. Il permet également d’utiliser la place occupée par la colonne centrale
d’évacuation de saumure pour la production du gaz, d’où des pertes de charge
moindres autorisant des débits très importants.
Le premier remplissage avec évacuation de saumure terminé, la colonne centrale
désormais inutile est le plus souvent extraite sous pression (opération de « snubbing »). Une vanne de sécurité est alors ancrée par travail au câble (wire-line) dans
un siège incorporé à cet effet dans la colonne de production, à quelques dizaines
de mètres de profondeur. Le puits est alors dans sa configuration d’exploitation.
La mise en conformité précédente correspond au cas intermédiaire où la législation
impose une vanne de sécurité enterrée en exploitation, sans en imposer pendant
le premier remplissage. Cette disposition devrait très probablement se généraliser.
