9 - LE CHARBON
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soit une diminution des quantités de CO 2 rejetées à l’atmosphère de 20% par unité
d’énergie produite. La maîtrise des rejets de SO 2 et de NO x peut être assurée avec
un niveau d’épuration de l’ordre de 90%. Bien entendu, ceci a un coût qui peut être
chiffré, en ordre de grandeur, à une augmentation de 30% des investissements et
15% des coûts opératoires.
9.13. SOLUTIONS ALTERNATIVES
L’énergie contenue dans le charbon peut être récupérée et transformée par la mise
en œuvre de technologies alternatives, brièvement exposées ci-après :
Les piles à combustibles
L’hydrogène produit par gazéification du charbon peut alimenter une pile à combustible. Au rendement près des cellules comparé à celui d’une centrale thermique, les
rejets totaux de CO 2 sont comparables, même si la pile elle-même n’en rejette pas.
Liquéfaction du charbon
Théoriquement il suffit d’hydrogéner du charbon pour obtenir des produits pétroliers. Cet apport d’hydrogène peut être fait directement sur le charbon (liquéfaction
directe) ou sur les gaz issus d’un gazéificateur (liquéfaction indirecte). La transformation en hydrocarbures permettrait théoriquement de mieux valoriser les gisements
éloignés des zones de consommation, en diminuant les coûts de transport par unité
énergétique contenue.
Liquéfaction directe
Cette voie a été en particulier explorée par le pilotage à 2,5 tonnes par heure de
Point of Ayr (North Wales), pilotage financé pro parte par le programme Thermie
de la CEE, de 1983 à 1995. Le procédé extrait les produits hydrocarbonés du charbon à l’aide d’un solvant. Après filtration, le filtrat est hydrogéné à 800°C et sous
100 bars avant d’être hydrocracké. Le rendement thermique global (y compris la
production d’hydrogène) ressort à 65%. Le prix de revient du baril produit est
estimé, de façon peut-être optimiste par British Coal, entre $25 et 35, suivant le
coût d’appro-visionnement du charbon (25 à $45/t).
Liquéfaction indirecte
C’est le procédé d’hydrogénation catalytique Fisher-Tropsch qui est utilisé après
gazéification à 1000°C, sous cinq atmosphères. Le rendement thermique est de
60%. Ce procédé est celui utilisé par SASOL II en RSA. Compte tenu du faible prix
de revient du charbon, exploité sur site, et de l’amortissement des installations, on
parle aujourd’hui d’un prix de revient opérationnel de 20 à $25/b.
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soit une diminution des quantités de CO 2 rejetées à l’atmosphère de 20% par unité
d’énergie produite. La maîtrise des rejets de SO 2 et de NO x peut être assurée avec
un niveau d’épuration de l’ordre de 90%. Bien entendu, ceci a un coût qui peut être
chiffré, en ordre de grandeur, à une augmentation de 30% des investissements et
15% des coûts opératoires.
9.13. SOLUTIONS ALTERNATIVES
L’énergie contenue dans le charbon peut être récupérée et transformée par la mise
en œuvre de technologies alternatives, brièvement exposées ci-après :
Les piles à combustibles
L’hydrogène produit par gazéification du charbon peut alimenter une pile à combustible. Au rendement près des cellules comparé à celui d’une centrale thermique, les
rejets totaux de CO 2 sont comparables, même si la pile elle-même n’en rejette pas.
Liquéfaction du charbon
Théoriquement il suffit d’hydrogéner du charbon pour obtenir des produits pétroliers. Cet apport d’hydrogène peut être fait directement sur le charbon (liquéfaction
directe) ou sur les gaz issus d’un gazéificateur (liquéfaction indirecte). La transformation en hydrocarbures permettrait théoriquement de mieux valoriser les gisements
éloignés des zones de consommation, en diminuant les coûts de transport par unité
énergétique contenue.
Liquéfaction directe
Cette voie a été en particulier explorée par le pilotage à 2,5 tonnes par heure de
Point of Ayr (North Wales), pilotage financé pro parte par le programme Thermie
de la CEE, de 1983 à 1995. Le procédé extrait les produits hydrocarbonés du charbon à l’aide d’un solvant. Après filtration, le filtrat est hydrogéné à 800°C et sous
100 bars avant d’être hydrocracké. Le rendement thermique global (y compris la
production d’hydrogène) ressort à 65%. Le prix de revient du baril produit est
estimé, de façon peut-être optimiste par British Coal, entre $25 et 35, suivant le
coût d’appro-visionnement du charbon (25 à $45/t).
Liquéfaction indirecte
C’est le procédé d’hydrogénation catalytique Fisher-Tropsch qui est utilisé après
gazéification à 1000°C, sous cinq atmosphères. Le rendement thermique est de
60%. Ce procédé est celui utilisé par SASOL II en RSA. Compte tenu du faible prix
de revient du charbon, exploité sur site, et de l’amortissement des installations, on
parle aujourd’hui d’un prix de revient opérationnel de 20 à $25/b.
