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Jean TEISSIÉ, Diego DE BOURGUES & François BAUTIN
9.10.2.SILICOSE
Cette maladie a frappé quasiment toute la génération de mineurs français employée
pendant l’occupation allemande. Après 1945, l’abattage systématique des poussières, notamment par la foration à l’eau dans les travaux préparatoires, a heureusement fait progressivement disparaître cette maladie professionnelle des mines françaises. Mais ailleurs dans le monde ses ravages continuent. Les chiffres qui suivent
concernent l’ensemble des industries : entre 1991 et 1995 la Chine a enregistré
500 000 cas de silicose et 24 000 décès, le Vietnam où les conditions d’exploitation
sont particulièrement mauvaises compte 9000 silicosés.
On retiendra que l’exploitation du charbon n’est dangereuse, comme toutes les activités humaines, que dans la mesure où la sécurité n’est pas une des premières préoccupations des entreprises, ce qui est souvent le cas lorsque les productivités sont
faibles. Ajoutons qu’en atmosphère libre, le charbon est un produit non-explosif,
contrairement aux autres combustibles fuel et gaz.
9.11.LES REJETS DANS L’ENVIRONNEMENT
Examinons successivement les rejets solides et les rejets gazeux.
9.11.1. LES REJETS SOLIDES
Les rejets des centrales thermiques : cendres et mâchefers ne posent pas de problèmes car ils sont souvent recyclés, les premiers par les cimentiers, les seconds
pour les soubassements routiers. Seuls les résidus de lavage du charbon, c’est-àdire 10 à 50% du tout-venant, qui doivent être stockés dans des bassins d’épandage, sont susceptibles de contaminer les eaux superficielles. C’est ainsi que la
mine de Campha, au Nord-Vietnam, dispose de ses rejets dans la baie d’Along. Mais
dans les pays développés, la législation impose des normes aux rejets liquides et
les eaux qui percolent dans les digues doivent être traitées (élimination des sulfates
principalement) avant rejet au milieu extérieur.
Les cendres volantes constituent une autre source de pollution atmosphérique. La
filtration au moyen de filtres électrostatiques permet de maintenir ces rejets conformément aux normes imposées, soit 100 mg/m
3 pour les centrales de puissance
inférieure à 500 MW et à 50 mg/m
3 pour les puissances supérieures.
NOTE - On ne dispose pas d’évaluation des quantités d’uranium contenues dans les 4,3 milliard de tonnes de charbon exploitées chaque année, mais l’ordre de grandeur pourrait correspondre à la consommation de l’énergie nucléaire elle-même, ce qui est considérable.
Mais l’exposition résultante pour les populations, compte tenu de la très faible teneur des
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