9 - LE CHARBON
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Le principal facteur de ces prix de revient est le taux de change des monnaies locales : une dépréciation est une bouffée d’oxygène pour les producteurs dont les
recettes augmentent en proportion, sans modification importante des coûts opératoires. Par exemple, les coûts FOB directs Australie ont diminué de 23% entre 1999
et 2000, suite à la dépréciation de $0,78 US à 0,6 du dollar australien.
La figure 9.8 présente les quantités cumulées de charbon vapeur exportables en
fonction de coûts FOB croissants. Ces quantités semblent évoluer linéairement en
fonction du coût de la tonne la plus chère (+ 150 Mt pour + $10/t). Les exportations
actuelles (333 Mt) correspondent à un prix de revient FOB maximum de $43,5/t et
à un prix moyen de $32/t.
9.9.2. PRIX DE VENTE
Les prix de vente s’ajustent nécessairement sur les conditions locales d’approvisionnement, à l’image des prix de revient. Les seules références concernent les
échanges internationaux, c’est-à-dire 15% de la consommation. On peut penser
qu’à terme une loi du marché s’imposera, mais à un niveau de prix supérieur à celui
pratiqué actuellement qui ne caractérise que les exploitations les plus performantes.
Ce qui suit ne concerne que le marché international. Les prix dépendent de trois
facteurs principaux : la nature du charbon, ses impuretés et la distance des sources
d’approvisionnement.
La nature du charbon
En ordre de grandeur, les charbons métallurgiques sont payés $9,4/t plus chers que
le charbon vapeur et les anthracites $15/t de plus. Ces prix reflètent leurs pouvoirs
calorifiques croissants (PCI de 6150 kcal/kg « as received » pour le vapeur, 7000
pour le métallurgique et 7500 pour les anthracites en ordres de grandeur), par leur
abondance relative et leur difficulté d’exploitation. Un charbon de pouvoir calorifique élevé a été soumis dans sa genèse à plus de contraintes thermodynamiques
qui se traduisent par une morphologie des couches moins régulière et une difficulté
d’exploitation accrue.
Ses impuretés
L’exemple le plus frappant est celui du soufre : depuis l’imposition de limites aux
rejets soufrés des centrales, une décote de l’ordre de $3/t par % de soufre (au-dessus de 1%) contenu dans le charbon est recherchée par les acheteurs.
La distance des sources d’approvisionnement
Les transports terrestres majorent le coût direct mine de 10 à 50% et les frets maritimes de 20 à 80% (voir le tableau VI des prix de revient). En moyenne le coût CIF
centrale d’un charbon d’importation est trois fois le coût départ mine. Le tableau VII
illustre les prix pratiqués.
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