218
Jean TEISSIÉ, Diego DE BOURGUES & François BAUTIN
1400
Mtep
1200
1000
800
600
400
200
0
1973
1980
1990
1997
1998 années
électricité et chaleur
industrie
254
217,19
173,9
144,2
139
639
845
1053,1
1197,4
1216,8
9.6 - Evolution de la consommation de charbon par activité
[source : Coal Information 2000]
La sidérurgie consomme en moyenne 630 kg de charbon, notamment de coke, par
tonne d’acier. Malgré le développement de techniques nouvelles comme l’injection
de charbon pulvérisé dans les hauts fourneaux (Pulverized Coal Injection ou PCI* 2 )
et la réduction directe du fer (Direct Reduction of Iron ou DRI), l’usage du charbon
en sidérurgie diminue en raison du développement des fours d’affinage électriques.
Dans les cimenteries, le charbon est fortement concurrencé par des combustibles
moins onéreux (coke de pétrole, pneumatiques) parce que plus polluants, les contaminants (soufre et métaux lourds ) étant insolubilisés.
Aujourd’hui 37% de l’électricité est produite par des centrales charbon, soit le double des apports du gaz et du nucléaire. Ce % est passé par un maximum de 41%
en 1989 (comme la production de charbon) et s’est régulièrement replié depuis.
L’AIE prévoit 36,5% en 2005 en raison du développement du marché du gaz et des
restrictions relatives à l’effet de serre. Nul doute qu’à terme la production de charbon, et par suite sa consommation, ne souffre de la forte part de main d’œuvre dans
le prix de revient par rapport aux autres sources d’énergie. Mais les centrales charbon existent et il s’en construit chaque jour de nouvelles à raison de 70 GW par an
qu’il faudra bien continuer d’alimenter : la substitution d’une autre forme d’énergie
au charbon (gaz ou nucléaire) ne saurait être que progressive.
2 NdE : nous notons Pulverized Coal Injection par PCI* pour le distinguer de PCI signifiant « pouvoir
calorifique inférieur ».
Précédent

- 220/636

Suivant