8 - L'ÉTAT DES RÉSERVES DES COMBUSTIBLES FOSSILES
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Le tracé des courbes de HUBBERT pour un ultime de 1200 Gtep et 1500 Gtep (valeur
probable ?) est donné dans la figure 8.15. Les prévisions de BAUQUIS et l’USDoE
correspondent à l’ultime probable jusqu’en 2020, et pour 2050 BAUQUIS (grâce au
nucléaire) est bien au-delà de l’ultime maxi à 2000 Gtep.
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16
12
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8
6
4
2
18
0
1850
1900
1950
2000
2050
2100
2150
années
production annuelle (Gtep/a)
Gtep modèle U = 1200
USDoE
passé CP = 400 Gtep
Gtep modèle U = 1500
Gtep P.R. BAUQUIS
modèle U = 2000
8.15 - Besoin primaire mondial d’énergie totale et extrapolation du passé
Nous avons tracé aussi pour la biomasse et le nucléaire (figure 8.16 ) les productions futures en extrapolant le passé. Pour la biomasse, la production comporte
deux cycles, l’un plafonnant en 1925 et le second en 2035. Pour le nucléaire, avec
le quasi-arrêt de nouvelles centrales, l’extrapolation du passé donne un pic en 2020
à 0,8 Gtep/a (0,6 en 2000), alors que l’USDoE prévoit un plateau à la valeur actuelle
jusqu’en 2020. Mais BAUQUIS prévoit 1 Gtep/a en 2020 et 4 Gtep/a en 2050, cela
demande des révisions drastiques !
Les autres renouvelables, comme l’hydraulique et la géothermie (figures 8.17 et
8.18 ), donnent une extra-polation du passé avec un pic en 2030 pour l’hydraulique
et 2020 pour la géothermie. Le solaire et l’éolien sont trop négligeables pour être
extrapolés.
Il semble étrange de prévoir un ultime pour des énergies renouvelables dites sans
limites. Mais ce modèle a pour but de montrer principalement ce que représente
l’extrapolation du passé (business as usual). Les moulins à vent du passé ont eu
une production ultime au moment où ils ont tous disparus. Ils ont été remplacés
par un nouveau cycle de l’éolien, sans rapport avec le passé. L’hydraulique a aussi
une limite et un ultime. La biomasse actuelle sera remplacée par une biomasse
différente.
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