7 - QUEL AVENIR POUR LES COMBUSTIBLES FOSSILES ?
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la stabilisation des consommations au niveau de 2020, associée à un effort soutenu de recherche scientifique et technologique, d'une ampleur beaucoup plus
considérable que ce qui peut être fait aujourd'hui, et qui serait initié dès les prochaines années. C'est à ce prix seulement que l'on peut espérer utiliser le pétrole
et le gaz jusqu'à la fin du siècle.
On peut s'inquiéter du fait que plusieurs grandes compagnies internationales, qui
entretenaient depuis 30 ans des centres de recherche importants, ont beaucoup
diminué leur effort, dont elles souhaitent reporter la charge sur les sociétés de service. Un tel transfert paraît convenir pour les technologies lourdes, comme le forage
ou les plates-formes en mer, mais reste incertain dans les domaines où l'acquisition de connaissances nouvelles est au cœur du problème (amélioration du taux de
découvertes, accroissement de la récupération du pétrole, exploitation des sables
bitumineux, par exemple).
Il serait bien sûr possible de remplacer, par exemple, le gaz naturel par du charbon
pour la production d'électricité, mais au prix d'un doublement des émissions de gaz
à effet de serre. D'autres perspectives sont ouvertes par les énergies renouvelables,
mais dans quel délai seront-elles prêtes à assurer la fourniture d'électricité dans les
mégapoles ? L'énergie nucléaire se heurte actuellement à une acceptation sociale
difficile, mais échappe au problème climatique. On peut se demander si ce n'est pas
l'ampleur des conséquences sur l'homme et les sociétés du changement climatique qui forcera le choix entre ces diverses voies. On peut observer, d'ailleurs, que
2020 est non seulement l'horizon avant lequel l'industrie pétrolière devra faire ses
choix pour durer, mais correspond aussi à l'intervalle de temps minimum pour réaliser un développement industriel à grande échelle d'une énergie renouvelable, ou
pour choisir et mettre en place une nouvelle génération de réacteurs nucléaires, ou
encore pour commencer le dépôt des déchets nucléaires dans des entreposages
de longue durée ou des stockages souterrains réversibles.
RÉFÉRENCES
[1] La recherche scientifique et technique dans le domaine de l'énergie.
Rapport commun n° 8, Académie des sciences, CADAS, 1997.
[2] CHARPIN J.M., DESSUS B. & PELLAT R. –2000– Etude économique prospective
de l'énergie nucléaire. Rapport au Premier Ministre, La Documentation Française, Paris.
[3] Perspectives énergétiques mondiales 2020-2050. Conseil Mondial de l'Energie, Houston,
septembre 1997.
[4] FAILLE I. –1992– Modélisation bidimensionnelle de la genèse et de la migration des hydrocarbures dans un bassin sédimentaire. Thèse, Université Joseph Fourier, Grenoble 1.
[5] FAULON J.L., VANDERBROUCKE M., DRAPPIER J.M., BÉHAR F. & ROMÉO R. –1990– 3D chemical
model for geological macromolecules. Org. Geochem. 16(4-6), 981-933.
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la stabilisation des consommations au niveau de 2020, associée à un effort soutenu de recherche scientifique et technologique, d'une ampleur beaucoup plus
considérable que ce qui peut être fait aujourd'hui, et qui serait initié dès les prochaines années. C'est à ce prix seulement que l'on peut espérer utiliser le pétrole
et le gaz jusqu'à la fin du siècle.
On peut s'inquiéter du fait que plusieurs grandes compagnies internationales, qui
entretenaient depuis 30 ans des centres de recherche importants, ont beaucoup
diminué leur effort, dont elles souhaitent reporter la charge sur les sociétés de service. Un tel transfert paraît convenir pour les technologies lourdes, comme le forage
ou les plates-formes en mer, mais reste incertain dans les domaines où l'acquisition de connaissances nouvelles est au cœur du problème (amélioration du taux de
découvertes, accroissement de la récupération du pétrole, exploitation des sables
bitumineux, par exemple).
Il serait bien sûr possible de remplacer, par exemple, le gaz naturel par du charbon
pour la production d'électricité, mais au prix d'un doublement des émissions de gaz
à effet de serre. D'autres perspectives sont ouvertes par les énergies renouvelables,
mais dans quel délai seront-elles prêtes à assurer la fourniture d'électricité dans les
mégapoles ? L'énergie nucléaire se heurte actuellement à une acceptation sociale
difficile, mais échappe au problème climatique. On peut se demander si ce n'est pas
l'ampleur des conséquences sur l'homme et les sociétés du changement climatique qui forcera le choix entre ces diverses voies. On peut observer, d'ailleurs, que
2020 est non seulement l'horizon avant lequel l'industrie pétrolière devra faire ses
choix pour durer, mais correspond aussi à l'intervalle de temps minimum pour réaliser un développement industriel à grande échelle d'une énergie renouvelable, ou
pour choisir et mettre en place une nouvelle génération de réacteurs nucléaires, ou
encore pour commencer le dépôt des déchets nucléaires dans des entreposages
de longue durée ou des stockages souterrains réversibles.
RÉFÉRENCES
[1] La recherche scientifique et technique dans le domaine de l'énergie.
Rapport commun n° 8, Académie des sciences, CADAS, 1997.
[2] CHARPIN J.M., DESSUS B. & PELLAT R. –2000– Etude économique prospective
de l'énergie nucléaire. Rapport au Premier Ministre, La Documentation Française, Paris.
[3] Perspectives énergétiques mondiales 2020-2050. Conseil Mondial de l'Energie, Houston,
septembre 1997.
[4] FAILLE I. –1992– Modélisation bidimensionnelle de la genèse et de la migration des hydrocarbures dans un bassin sédimentaire. Thèse, Université Joseph Fourier, Grenoble 1.
[5] FAULON J.L., VANDERBROUCKE M., DRAPPIER J.M., BÉHAR F. & ROMÉO R. –1990– 3D chemical
model for geological macromolecules. Org. Geochem. 16(4-6), 981-933.
