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Hervé NIFENECKER
On a rappelé dans le tableau les résultats observés entre 1980 et 2000. Comme
nous l’avons déjà souligné, les valeurs reportées pour les anciens pays communistes et pour le Moyen-Orient sont sujettes à caution. D’une façon générale les
taux de croissance projetés sont notablement (environ deux fois) moins grands
que ceux qui ont été observés. Alors que dans la période 1980-2000 l’Afrique et,
dans une moindre mesure l’Amérique latine, avaient été laissées à la traîne de la
croissance, les scénarios de l’IIASA font l’hypothèse inverse entre 2000 et 2050.
Espérons qu’ils ne pêchent pas par optimisme ! Enfin ces scénarios supposent un
regroupement des PIB des pays développés, l’Europe rattrapant les USA et le Japon.
On pourrait aussi bien envisager un décrochage de l’Europe, si l’on en croit les
tendances récentes et le faible dynamisme démographique des pays européens.
4.6.3. LES INTENSITÉS ÉNERGÉTIQUES
Les scénarios A, B et C se distinguent non seulement par les taux de croissance
des PIB, mais aussi par l’évolution des intensités énergétiques dans les différentes
régions. Rappelons que l’intensité énergétique est définie comme le rapport de la
consommation d’énergie primaire au PIB. D’une manière générale, l’intensité énergétique décroît avec l’augmentation du PIB/habitant. Cette corrélation s’observe
plus ou moins pour tous les pays d’économie de marché. Elle s’explique par la
dématérialisation progressive de la production, comme en témoigne la croissance
du secteur tertiaire au fur et à mesure du développement économique. Dans les
anciens pays communistes, toutefois, l’intensité énergétique était très élevée.
intensité énergétique
(tep/kilo$)
2,500
2,000
1,500
1,000
0,500
0,000
0
5
10
15
20
25
PIB/habitant
économies de marché
économies planifiées
4.2 - Evolution de l’intensité énergétique en fonction du PIB par habitant
On a distingué les économies de marché des anciennes économies planifiées qui se caractérisaient par de très fortes intensités énergétiques.
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