Régime de production primaire dans le bassin algérien : interaction facteurs du milieu successions planctoniques
| Synthèse bibliographique
divisant en sept biorégions (clusters). Cette zonation a par la suite été améliorée par Mayot et
al. (2016) en intégrant les données satellitaires des capteurs SeaWiFS et MODIS de 1998 à
2014 (Figure 5) :
• Régimes non-bloom (clusters 1, 2 et 3) : Ces trois régimes couvrent la plus grande
partie de la Méditerranée, avec près de 60 % de sa superficie. Le cluster 1 se situe au
sud du parallèle de 35 °N et dans le bassin Tyrrhénien ; le cluster 2 dans les bassins
Égée, Adriatique et centre Ionien ; le cluster 3 couvre le BA. L’accumulation de
biomasse est moins intense (en surface) et plus diffuse, et a lieu début — mi-hiver.
• Régime à blooms intermittents (cluster 4) : ce régime concerne plusieurs régions à
travers la Méditerranée. Le maximum de productivité a lieu entre février et mars, avec
une augmentation appréciable en octobre. Les événements de blooms montrent une
variabilité interannuelle prononcée de la dynamique saisonnière.
• Régime de bloom (cluster 5) : le nord-ouest de la Méditerranée est caractérisé par
d’intenses blooms qui ont lieu vers la fin de l’hiver et le début du printemps.
• Régimes côtiers (clusters 6 et 7) : Ce régime est présent dans quelques zones côtières
ainsi qu’en Adriatique nord-ouest. Le maximum de productivité du cluster 6 est
observé entre la fin de l’été et le début de l’automne, alors qu’il est très faible pour le
cluster 7.
Quelques variations interannuelles sont observées à l’échelle régionale en relation avec les
variations interannuelles des forçages des sous-bassins : la convection hivernale profonde, les
instabilités des fronts, la pénétration des eaux en provenance de l’Atlantique ou de la mer
Noire et les apports des rivières (Mayot et al., 2016).
Le BA représente le cluster 3 de non-bloom et se caractérise par de faibles concentrations de
chlorophylle a en surface, une biomasse faible à la fin du printemps et de l’été, et un
maximum à la fin de l’automne et de l’hiver. Il présente l’écart le plus élevé entre le
maximum et le minimum de biomasse des régimes non-bloom (environ 3 : 1) et montre une
augmentation brusque en octobre, suivie d’une diminution brusque autour de la mi-janvier.
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