Régime de production primaire dans le bassin algérien : interaction facteurs du milieu successions planctoniques
| Conclusion
Conclusion
Au terme de cette étude, il est essentiel de rappeler l'objectif principal : comprendre les
régimes de production du bassin algérien (BA) et étudier les contributions des groupes
phytoplanctoniques à la concentration de chlorophylle a (TChl a), ainsi que leur distribution
en relation avec les facteurs environnementaux lors de la campagne SOMBA (2014).
Les résultats se divisent en deux parties : d’abord, l’analyse climatologique des données de
chlorophylle, nutriments et hydrologie caractérisant le régime de production primaire du BA.
Nous avons observé des maxima hivernaux et des minima estivaux, avec des pics de
chlorophylle en profondeur aux saisons intermédiaires, suivant la nitracline (environ 50 m à
l’ouest et 70 m à l’est). Dans l’ensemble, le BA présente une certaine oligotrophie, sauf en
hiver où l'on s'approche d'une mésotrophie. La dynamique des eaux influence ainsi la
distribution des nutriments et, par conséquent, la production primaire.
La deuxième partie concerne la distribution des groupes phytoplanctoniques dans le BA. Cette
recherche représente une première étude complète sur leur répartition dans l'ensemble du
bassin. Nos résultats indiquent une prédominance des prymnésiophytes (16 %) et des
diatomées (14-22 %), avec une large distribution des prymnésiophytes dans toute la colonne
d'eau tandis que les diatomées se développent principalement dans les couches plus
profondes. Les cryptophytes ont été observés exclusivement dans la région occidentale du
bassin, contribuant à hauteur d'environ 6 % à la TChl a. Pour le picoplancton,
Prochlorococcus représente environ 13 % avec une abondance accrue dans les couches
profondes (50-100 m), alors que Synechococcus (11 %) prédomine dans les eaux moins
profondes (20-60 m).
Nous avons également distingué deux clusters en termes de distribution des populations : celui
des eaux atlantiques entrant à Gibraltar, formant le courant algérien, et celui des eaux
méditerranéennes plus centrales. Les caractéristiques physico-chimiques du BA influencent
ainsi la composition et les contributions des groupes phytoplanctoniques. Dans la région
occidentale, l'afflux d'eaux froides atlantiques et l'enrichissement en nutriments favorisent une
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Conclusion
Au terme de cette étude, il est essentiel de rappeler l'objectif principal : comprendre les
régimes de production du bassin algérien (BA) et étudier les contributions des groupes
phytoplanctoniques à la concentration de chlorophylle a (TChl a), ainsi que leur distribution
en relation avec les facteurs environnementaux lors de la campagne SOMBA (2014).
Les résultats se divisent en deux parties : d’abord, l’analyse climatologique des données de
chlorophylle, nutriments et hydrologie caractérisant le régime de production primaire du BA.
Nous avons observé des maxima hivernaux et des minima estivaux, avec des pics de
chlorophylle en profondeur aux saisons intermédiaires, suivant la nitracline (environ 50 m à
l’ouest et 70 m à l’est). Dans l’ensemble, le BA présente une certaine oligotrophie, sauf en
hiver où l'on s'approche d'une mésotrophie. La dynamique des eaux influence ainsi la
distribution des nutriments et, par conséquent, la production primaire.
La deuxième partie concerne la distribution des groupes phytoplanctoniques dans le BA. Cette
recherche représente une première étude complète sur leur répartition dans l'ensemble du
bassin. Nos résultats indiquent une prédominance des prymnésiophytes (16 %) et des
diatomées (14-22 %), avec une large distribution des prymnésiophytes dans toute la colonne
d'eau tandis que les diatomées se développent principalement dans les couches plus
profondes. Les cryptophytes ont été observés exclusivement dans la région occidentale du
bassin, contribuant à hauteur d'environ 6 % à la TChl a. Pour le picoplancton,
Prochlorococcus représente environ 13 % avec une abondance accrue dans les couches
profondes (50-100 m), alors que Synechococcus (11 %) prédomine dans les eaux moins
profondes (20-60 m).
Nous avons également distingué deux clusters en termes de distribution des populations : celui
des eaux atlantiques entrant à Gibraltar, formant le courant algérien, et celui des eaux
méditerranéennes plus centrales. Les caractéristiques physico-chimiques du BA influencent
ainsi la composition et les contributions des groupes phytoplanctoniques. Dans la région
occidentale, l'afflux d'eaux froides atlantiques et l'enrichissement en nutriments favorisent une
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