Régime de production primaire dans le bassin algérien : interaction facteurs du milieu successions planctoniques
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atteignent leur abondance maximale durant la période estivale et automnale (Cerino et
Zingone, 2006), ce qui coïncide avec la période de la campagne SOMBA.
La présence de cet assemblage phytoplanctonique à une profondeur aussi superficielle pourrait
s'expliquer par deux facteurs : (1) l'enrichissement en nutriments par les eaux sous-jacentes,
comme le suggèrent les corrélations observées entre la contribution des principaux groupes de
cette couche et les nutriments (Tableau 12) ; et (2) le fait que les cryptophytes, les
prymnésiophytes et les dinoflagellés sont réputés pour posséder des teneurs élevées en
composés absorbant les UV par rapport à d'autres groupes (Jeffrey et al., 1999).
Concernant les pigments caroténoïdes photosynthétiques (PSC), des proportions élevées ont
été observées dans les couches de DCM, où les diatomées constituent la majeure partie de la
biomasse phytoplanctonique. Les diatomées, connues pour leur caractère opportuniste (Fogg,
1991), se développent souvent en réponse à l'enrichissement en nutriments. Au cours de l'été
2014, elles étaient présentes dans la couche du DCM ainsi qu'en dessous, montrant une
préférence pour les couches profondes. Leur distribution suivait un gradient
d'approfondissement d'ouest en est (de 30 à 100 m) et une tendance à la diminution vers le
nord, en accord avec le caractère oligotrophe du BA. Une corrélation significative entre la
contribution des diatomées et les nutriments a été mise en évidence (Tableau 12 et Figure
31a). Leur présence dans des couches moins profondes à l'ouest et au centre pourrait
s’expliquer par les remontées d'eaux denses et riches en nutriments qui se mélangent aux eaux
de surface. Un phénomène similaire a été observé à l'est du bassin, où le tourbillon cyclonique
Sarde provoque des remontées d'eaux riches en nutriments, favorisant ainsi la prolifération
des diatomées dans cette région.
En revanche, la distribution des dinoflagellés était hétérogène, s'étendant de la surface jusqu'à
80 m de profondeur. Cette distribution pourrait être liée à leur motilité, qui leur confère un
avantage compétitif par rapport aux diatomées. Elle leur permet en effet de migrer
verticalement pour accéder aux nutriments ou pour trouver des conditions photosynthétiques
optimales (Jephson et al., 2011).
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