Régime de production primaire dans le bassin algérien : interaction facteurs du milieu successions planctoniques
| Résultats
3.2.2.3 Rapport N/P
Les rapports N/P ont été calculés en utilisant la pente de N en fonction de P, selon la méthode
décrite par Kress et Herut. (2001). Ces rapports ont d’abord été calculés pour l’ensemble du
bassin et de la colonne d’eau (Figure 22A), puis en subdivisant le bassin en deux parties, ouest
et est (Figure 22B, C), ainsi que la colonne d’eau en trois compartiments : la couche
superficielle (0 – 150 m), la couche intermédiaire (150 – 800 m) et la couche profonde (800 m
– fond) (Figure 22E).
Le rapport N/P mesuré dans la couche de surface du bassin (0-120 m), pour la période de la
campagne, variait entre 0 et 93. En se basant sur la distribution verticale du rapport N/P dans
les eaux de surface (Figure 22), la colonne d'eau peut être divisée en trois couches :
• la couche 0-55 m (couche appauvrie en nutriments), qui présente les rapports N/P les
plus faibles (< 21),
• la couche 60-75 m, où les valeurs N/P peuvent atteindre un maximum de 35,
• la couche 80-120 m, où la variabilité des rapports N/P est la plus élevée (4 à 93).
Cette distribution est typique de la Méditerranée, où une forte variabilité est observée dans la
couche de surface, comme le rapportent plusieurs auteurs (Marty et al., 2008 ; Moutin et
Raimbault, 2002 ; Pasqueron de Fommervault et al., 2015 ; Schroeder et al., 2010).
Le rapport N/P de 20, obtenu en considérant l'ensemble de la colonne d'eau et la totalité du
bassin (Figure 22A), est cohérent avec les rapports élevés généralement attribués à la
Méditerranée (Béthoux et al., 1998 ; McGill, 1961 ; Moutin et Raimbault, 2002 ; Pujo-Pay et
al., 2011). Les eaux intermédiaires et profondes (150 m – fond) présentent un rapport N/P de
15,3, proche du Redfieldien. Toutefois, la séparation du bassin en deux parties (est et ouest à
3,5 °E, limite des gyres ouest et est du bassin (Mallil et al., 2022 ; Testor et Gascard, 2005))
montre que la partie orientale présente un rapport N/P de 16,11 (Redfieldien) (Figure 22C),
tandis que la partie occidentale affiche un rapport de 13,8 (Figure 22B). Le rapport N/P
Redfieldien observé dans la partie orientale du bassin algérien pourrait s'expliquer par la
présence d'organismes siliceux, comme le suggère la bonne corrélation entre Si/N et Si/P (Si/P
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3.2.2.3 Rapport N/P
Les rapports N/P ont été calculés en utilisant la pente de N en fonction de P, selon la méthode
décrite par Kress et Herut. (2001). Ces rapports ont d’abord été calculés pour l’ensemble du
bassin et de la colonne d’eau (Figure 22A), puis en subdivisant le bassin en deux parties, ouest
et est (Figure 22B, C), ainsi que la colonne d’eau en trois compartiments : la couche
superficielle (0 – 150 m), la couche intermédiaire (150 – 800 m) et la couche profonde (800 m
– fond) (Figure 22E).
Le rapport N/P mesuré dans la couche de surface du bassin (0-120 m), pour la période de la
campagne, variait entre 0 et 93. En se basant sur la distribution verticale du rapport N/P dans
les eaux de surface (Figure 22), la colonne d'eau peut être divisée en trois couches :
• la couche 0-55 m (couche appauvrie en nutriments), qui présente les rapports N/P les
plus faibles (< 21),
• la couche 60-75 m, où les valeurs N/P peuvent atteindre un maximum de 35,
• la couche 80-120 m, où la variabilité des rapports N/P est la plus élevée (4 à 93).
Cette distribution est typique de la Méditerranée, où une forte variabilité est observée dans la
couche de surface, comme le rapportent plusieurs auteurs (Marty et al., 2008 ; Moutin et
Raimbault, 2002 ; Pasqueron de Fommervault et al., 2015 ; Schroeder et al., 2010).
Le rapport N/P de 20, obtenu en considérant l'ensemble de la colonne d'eau et la totalité du
bassin (Figure 22A), est cohérent avec les rapports élevés généralement attribués à la
Méditerranée (Béthoux et al., 1998 ; McGill, 1961 ; Moutin et Raimbault, 2002 ; Pujo-Pay et
al., 2011). Les eaux intermédiaires et profondes (150 m – fond) présentent un rapport N/P de
15,3, proche du Redfieldien. Toutefois, la séparation du bassin en deux parties (est et ouest à
3,5 °E, limite des gyres ouest et est du bassin (Mallil et al., 2022 ; Testor et Gascard, 2005))
montre que la partie orientale présente un rapport N/P de 16,11 (Redfieldien) (Figure 22C),
tandis que la partie occidentale affiche un rapport de 13,8 (Figure 22B). Le rapport N/P
Redfieldien observé dans la partie orientale du bassin algérien pourrait s'expliquer par la
présence d'organismes siliceux, comme le suggère la bonne corrélation entre Si/N et Si/P (Si/P
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