Jean-Christophe Culioli
Les problèmes d’organisation et de planification posés
à une compagnie aérienne sont analogues à ceux rencontrés dans
d’autres secteurs d’activité. La recherche opérationnelle, domaine qui
concerne des dizaines de milliers de mathématiciens et d’ingénieurs
dans le monde, s’évertue à les résoudre au mieux.
le transport aérien est une activité complexe.
Celle-ci met en jeu des investissements lourds
(les avions et les infrastructures de maintenance), du personnel hautement qualifié
(comme le personnel navigant) et une informatique à temps réel coûteuse (les systèmes
de réservation et de gestion). C’est aussi un
secteur où la concurrence est exacerbée, où les prix affichés ne reflètent pas toujours les coûts de production instantanés. Pour qu’elle soit
à la fois compétitive et sûre, une
compagnie aérienne doit donc être
gérée au plus juste.
Pour ce faire, elle doit faire
appel à des techniques d’optimisation spécifiques à chacune des
étapes de la production. On
regroupe ces techniques mathématiques sous le nom de recherche opérationnelle. Ce domaine est né sous
l’impulsion des besoins militaires
anglo-saxons durant la Deuxième
guerre mondiale, avec les débuts des ordinateurs et des méthodes dites de programmation linéaire (voir l’encadré). La recherche opérationnelle s’est, depuis, beaucoup développée
et a largement pénétré le monde des entreprises et de l’industrie. Étant donnés les enjeux,
ses méthodes sont parfois confidentielles.
Les casse-tête des
compagnies aériennes
Pour utiliser au mieux sa flotte, une compagnie aérienne doit établir soigneusement ses
programmes de maintenance et ses programmes de vols, planifier le travail des personnels
au sol et les rotations d’équipages, etc. Ce sont des problèmes difficiles de recherche opérationnelle, qui font intervenir des équations à plusieurs milliers d’inconnues. (Cliché
Air France)
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