Chapitre 4 • Appli ca tions des graphes à la recherche opé ra tion nelle
154
ce qui signi    fie que l’on va gagner 5 uni    tés moné    taires pour chaque unité tran    spor    tée 
sur la rela tion (I, 3).
Sur com    bien d’uni    tés ce gain peut­     
il por    ter ? On le voit, à la rela    tion (I, 2) : on ne peut 
sous traire que 9 uni tés tran spor tées (au lieu de 28 sur (II, 3)) ; le gain maximal résul tant
de cet échange por tera donc sur 9 uni tés et se mon tera à 9 3 5 5 45 uni tés moné taires.
Remar quons d’ailleurs que seul un échange libé rant l’une des rela tions aupa ra vant sélec -
tion nés conduit de nou veau à une solu tion de base (dans le cas présent, avec 15 zéros).
Mais à quelle modi    fi    ca    tion le trans    fert uni    taire envi    sagé ci      dessus correspond­      il sur le graphe de la figure 4.42 ? Sim    ple  ­
ment à l'ajout d’un arc (I, 3), ce qui engendre un cycle et un seul
dans l’arbre repré sen ta tif de la solu tion, comme nous l’avons
sou li gné en 4.7.1. Ce cycle (I, 3), (3, II), (II, 2), (2, I) a deux
arêtes par    cou    rues dans le sens des flèches, deux autres par    cou  ­
rues en sens inverse (fig. 4.43). Du point de vue des quan    ti    tés, 
la loi de Kirchhoff est respectée : il y a équi libre entre 11 et
21, en cha cun des quatre som mets I, 3, II et 2.
Monétairement, on ajoute les coûts d’une unité sur les arcs (I, 3) et (II, 2) et l’on
en retranche les coûts sur les arcs (I, 2) et (II, 3) : on retrouve exac te ment 25.
Mais la struc ture d’arbre va encore faci li ter les cal culs. En effet, un arbre consti tue
un graphe sur lequel on peut défi    nir, fixant arbitrairement le poten tiel d’un sommet et
les dif fé rences de poten tiel entre les som mets adja cents, un ensemble unique de poten -
tiels (à une constante addi tive près). La prop riété est tri viale et résulte d’ailleurs du fait
que, dans un arbre, il existe une chaîne et une seule entre deux som mets quel conques.
Consi dé rons alors le réseau « élec trique » formé par
l’arbre de la figure 4.44 ; sur chaque arc, indi    quons la 
dif fé rence de poten tiel qui est égale au coût uni taire de
tran s port sur la rela tion cor res pon dante.
De plus, fixons arbitrairement à 0 le poten    tiel du som  ­
met II : U II 5 0. On peut ainsi, de proche en proche,
cal cu ler le poten tiel de tous les autres som mets, notés
U i pour les som mets du pre mier niveau et V j pour ceux
du second niveau ; pour tout arc (i, j) de l’arbre on aura :
V j 2 U i 5 c ij .
Mais alors, lorsque nous rajou tons la rela tion (I,3),
du coût 61, on peut écrire :
d I, 3 5 U I 1 c I, 3 2 V 3 5 12 1 61 2 78 5 25.
et plus pré ci sé ment :
d i, j 5 U i 1 c ij 2 V j 5 c ij 2 1 V j 2 U i 2
for mule qui per met tra de cal cu ler rapi de ment le coût mar gi nal d i,j de toute relation (i, j)
inutilisée c-à-d telle que x ij 5 0, sans avoir à rechercher le cycle de subs ti tution (ce qui
peut être long). Ainsi, pour la rela tion (I, 6) :
d I, 6 5 U I 1 c I, 6 2 V 6 5 12 1 35 2 66 5 219,
Figure 4.43
Figure 4.44
V j
U i i
j
Précédent

- 174/592

Suivant