xv
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
La R.O. : une pra tique à carac tère scientifique
des régle men ta tions, aux ren ver se ments de la mode, etc. et par fois, tout sim ple ment,
à la suc ces sion des sai sons.
Ce qui est bon pour l’année n peut deve nir mau vais pour l’année n 1 1 ; ce qui
est à conseiller en été peut être à reje ter en hiver...
Bref, en recherche opé ra tion nelle, l’évo lu tion est de règle, même pour le cri tère
de choix.
objec tIfs et crI tères
La défi ni tion des objec tifs et la déter mi na tion du cri tère d’opti mi sation sont du res
sort de l’entre pre neur.
Ce serait avoir une vue tech no cra tique de la recherche opé ra tion nelle que d’ima
gi ner que c’est à l’ana lyste de fixer les valeurs limites défi nis sant les contraintes et
de fixer le(s) cri tère(s) de choix.
Au contraire, ce sont là des domaines qui appar tiennent en propre à l’entre pre
neur. Si, par exemple, l’ana lyste se voit confier l’étude des poli tiques d’exploi ta tion
d’une société conces sion naire de ser vices, il ne peut déci der, de lui même, d’opti
mi ser la rému né ra tion du capi tal, en limi tant le ser vice aux exi gences du cahier
des charges, ou, au contraire, d’opti mi ser le ser vice au meilleur pro fit des usa gers,
en assi gnant au capi tal tel ou tel ren de ment qui lui plaît. C’est aux diri geants de
la société, ou, dans cer tains cas, aux auto ri tés de tutelle, de choi sir entre ces deux
situa tions oppo sées. Le mieux étant sans doute, dans le cas présent comme dans
beau coup d’autres, d’obte nir un éven tail de solu tions favo ri sant ainsi un choix
éclairé.
Car le chercheur opé ra tion nel ne sau rait non plus se subs ti tuer à l’entre pre neur,
dont c’est la fonc tion de déci der quelle solu tion lui paraît la plus conve nable ou la
plus pra ti cable.
Il faut affir mer bien haut que la R.O., loin d’entra ver l’exer cice des pré ro ga tives
de l’entre pre neur, auto rise ce der nier à déci der en meilleure connais sance de cause,
donc élève fina le ment le niveau où se mani feste la liberté du choix.
la r.o. : une pra tIque à carac tère scIentIfIque
Les méthodes et le but de la recherche opé ra tion nelle en font bien plus une pra tique
à carac tère scien ti fique qu’une science. En effet, elle ne cherche pas tant à expli quer
les phé no mènes qu’elle prendrait en compte en décou vrant des lois, qu’à per mettre
d’agir sur l’évo lu tion de ces phénomènes.
Un modèle (ou, plus modes te ment, un schéma d’inter ven tion) est utile voire indis
pen sable à un agent éco no mique déter miné pour obte nir – de son point de vue – les
meilleurs résul tats pos sibles dans des cir constances déter mi nées.
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
La R.O. : une pra tique à carac tère scientifique
des régle men ta tions, aux ren ver se ments de la mode, etc. et par fois, tout sim ple ment,
à la suc ces sion des sai sons.
Ce qui est bon pour l’année n peut deve nir mau vais pour l’année n 1 1 ; ce qui
est à conseiller en été peut être à reje ter en hiver...
Bref, en recherche opé ra tion nelle, l’évo lu tion est de règle, même pour le cri tère
de choix.
objec tIfs et crI tères
La défi ni tion des objec tifs et la déter mi na tion du cri tère d’opti mi sation sont du res
sort de l’entre pre neur.
Ce serait avoir une vue tech no cra tique de la recherche opé ra tion nelle que d’ima
gi ner que c’est à l’ana lyste de fixer les valeurs limites défi nis sant les contraintes et
de fixer le(s) cri tère(s) de choix.
Au contraire, ce sont là des domaines qui appar tiennent en propre à l’entre pre
neur. Si, par exemple, l’ana lyste se voit confier l’étude des poli tiques d’exploi ta tion
d’une société conces sion naire de ser vices, il ne peut déci der, de lui même, d’opti
mi ser la rému né ra tion du capi tal, en limi tant le ser vice aux exi gences du cahier
des charges, ou, au contraire, d’opti mi ser le ser vice au meilleur pro fit des usa gers,
en assi gnant au capi tal tel ou tel ren de ment qui lui plaît. C’est aux diri geants de
la société, ou, dans cer tains cas, aux auto ri tés de tutelle, de choi sir entre ces deux
situa tions oppo sées. Le mieux étant sans doute, dans le cas présent comme dans
beau coup d’autres, d’obte nir un éven tail de solu tions favo ri sant ainsi un choix
éclairé.
Car le chercheur opé ra tion nel ne sau rait non plus se subs ti tuer à l’entre pre neur,
dont c’est la fonc tion de déci der quelle solu tion lui paraît la plus conve nable ou la
plus pra ti cable.
Il faut affir mer bien haut que la R.O., loin d’entra ver l’exer cice des pré ro ga tives
de l’entre pre neur, auto rise ce der nier à déci der en meilleure connais sance de cause,
donc élève fina le ment le niveau où se mani feste la liberté du choix.
la r.o. : une pra tIque à carac tère scIentIfIque
Les méthodes et le but de la recherche opé ra tion nelle en font bien plus une pra tique
à carac tère scien ti fique qu’une science. En effet, elle ne cherche pas tant à expli quer
les phé no mènes qu’elle prendrait en compte en décou vrant des lois, qu’à per mettre
d’agir sur l’évo lu tion de ces phénomènes.
Un modèle (ou, plus modes te ment, un schéma d’inter ven tion) est utile voire indis
pen sable à un agent éco no mique déter miné pour obte nir – de son point de vue – les
meilleurs résul tats pos sibles dans des cir constances déter mi nées.
