La représentation des données des patients dans un système d’information de santé
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Aider à la décision médicale et éviter des erreurs médicales
Un rapport publié en 2000 par l’institut de médecine américain, To Err is
Human: Building a Safer Health System, a estimé que 100 000 citoyens américains décèdent chaque année à cause d’erreurs médicales, ce qui représente la
8 e cause de mortalité et contribue à 4 % du budget dédié à la santé. Ces erreurs
sont dues, pour une bonne part, soit au manque d’information, soit à des informations erronées présentes dans le dossier papier.
Grâce aux systèmes d’aide à la décision intégrés au DPI, les données patients sont
analysées pour générer des alertes ou des alarmes (par exemple pour détecter
une contre-indication médicamenteuse) ou pour évoquer un diagnostic ou une
thérapeutique adaptée au patient.
La mise en œuvre d’un DPI permet, d’éviter des erreurs de ressaisie d’information. Les données sont saisies à la source, par exemple au lit du patient, puis
sont mutualisées et réutilisées tout le long du processus de soins. Ceci contribue
également à un gain de productivité.
Lorsque, par exemple, le clinicien saisit la prescription d’un traitement, ces
données alimentent automatiquement le plan de soin de l’infirmière, la pancarte
électronique, les commandes à la pharmacie, le système de facturation, etc.
Par rapport à une saisie manuscrite, la saisie informatisée améliore la lisibilité
des données.
Réaliser des études ou produire des indicateurs de pratiques professionnelles
et de santé publique
Le DPI est un instrument de gestion, d’évaluation et de recherche. Par
rapport au dossier papier, la dématérialisation et le regroupement des données
patients dans le DPI facilitent grandement leur réutilisation secondaire. Des
extractions et des traitements statistiques peuvent être réalisés pour mener des
études ou produire des indicateurs dans des domaines variés comme :
– la recherche clinique (ex. : pour repérer des patients éligibles à un essai
clinique) ;
– la surveillance épidémiologique (ex. : pour détecter une augmentation
d’une morbi-mortalité) ;
– l’évaluation des pratiques professionnelles (ex. : adéquation des décisions
de prise en charge par rapport à un référentiel de bonnes pratiques).
L’exemple de la canicule de 2003 en France
Suite à la canicule de 2003 et aux nombreux décès de personnes âgées,
l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS) a mis en place un système
de surveillance (SURSAUD) qui exploite les DPI utilisés dans les services
d’urgences. Ce système extrait les données patients pertinentes et produit
des indicateurs nationaux en temps réel sur la population hospitalisée. Ce
dispositif doit lancer des alertes en cas de nouvelles crises sanitaires.
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Aider à la décision médicale et éviter des erreurs médicales
Un rapport publié en 2000 par l’institut de médecine américain, To Err is
Human: Building a Safer Health System, a estimé que 100 000 citoyens américains décèdent chaque année à cause d’erreurs médicales, ce qui représente la
8 e cause de mortalité et contribue à 4 % du budget dédié à la santé. Ces erreurs
sont dues, pour une bonne part, soit au manque d’information, soit à des informations erronées présentes dans le dossier papier.
Grâce aux systèmes d’aide à la décision intégrés au DPI, les données patients sont
analysées pour générer des alertes ou des alarmes (par exemple pour détecter
une contre-indication médicamenteuse) ou pour évoquer un diagnostic ou une
thérapeutique adaptée au patient.
La mise en œuvre d’un DPI permet, d’éviter des erreurs de ressaisie d’information. Les données sont saisies à la source, par exemple au lit du patient, puis
sont mutualisées et réutilisées tout le long du processus de soins. Ceci contribue
également à un gain de productivité.
Lorsque, par exemple, le clinicien saisit la prescription d’un traitement, ces
données alimentent automatiquement le plan de soin de l’infirmière, la pancarte
électronique, les commandes à la pharmacie, le système de facturation, etc.
Par rapport à une saisie manuscrite, la saisie informatisée améliore la lisibilité
des données.
Réaliser des études ou produire des indicateurs de pratiques professionnelles
et de santé publique
Le DPI est un instrument de gestion, d’évaluation et de recherche. Par
rapport au dossier papier, la dématérialisation et le regroupement des données
patients dans le DPI facilitent grandement leur réutilisation secondaire. Des
extractions et des traitements statistiques peuvent être réalisés pour mener des
études ou produire des indicateurs dans des domaines variés comme :
– la recherche clinique (ex. : pour repérer des patients éligibles à un essai
clinique) ;
– la surveillance épidémiologique (ex. : pour détecter une augmentation
d’une morbi-mortalité) ;
– l’évaluation des pratiques professionnelles (ex. : adéquation des décisions
de prise en charge par rapport à un référentiel de bonnes pratiques).
L’exemple de la canicule de 2003 en France
Suite à la canicule de 2003 et aux nombreux décès de personnes âgées,
l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS) a mis en place un système
de surveillance (SURSAUD) qui exploite les DPI utilisés dans les services
d’urgences. Ce système extrait les données patients pertinentes et produit
des indicateurs nationaux en temps réel sur la population hospitalisée. Ce
dispositif doit lancer des alertes en cas de nouvelles crises sanitaires.
