La e-Santé
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médicaux (diagnostic, évaluation fonctionnelle de la personne, télé-monitoring), décisionnels (fusion de données, détection d’alarmes), statistiques
(actimétrie diurne/nocturne) et de gestion (droit d’accès, archivage, analyses
rétrospectives, etc.).
Le début de cette chaîne est constitué de « capteurs » qui peuvent être situés au
niveau d’objets courants de la maison (appareils ménagers, douche ou baignoire,
pèse-personne, lits, volets, etc.) qui vont être mis en réseau. Ces capteurs sont
connectés à un réseau de télécommunication (téléphone, internet) et vont ainsi
pouvoir émettre des signaux. Pour ce faire, ils sont reliés à un système d’information informatisé local chargé de centraliser, agréger et filtrer les signaux. Ce
système d’information local sera couplé à un système d’analyse permettant de
détecter des situations anormales, et éventuellement d’envoyer automatiquement des alertes (emails, SMS, etc.) à destination de soignants ou d’aidants
(familles, voisins, etc.).
Des capteurs variés permettent de quantifier l’activité du sujet : la personne
âgée peut être repérée par des capteurs infrarouges de présence ou des détecteurs de passage au niveau des portes. Des objets de la vie de tous les jours
comme une bouilloire peuvent également être équipés de capteurs d’activité et
ainsi être des témoins d’activité au domicile. Enfin, un suivi dynamique de la
consommation d’eau ou d’électricité peut aussi apporter ce type d’information.
On peut citer parmi les types de capteurs les technologies de radio-identification, plus couramment appelées les « puces RFID ». Les microphones (capteurs
acoustiques) et les caméras (capteurs optiques) de surveillance peuvent également être classés parmi ces types de capteurs.
Comme nous l’avons évoqué précédemment dans le chapitre consacré à la
télésanté, des capteurs peuvent être intégrés à des dispositifs médicaux (tensiomètre, oxymètre, dispositif de ventilation non invasive, etc.) afin de contrôler
leur utilisation et les paramètres vitaux mesurés par ces appareils. L’utilisation
de tels dispositifs entre dans le cadre de la télésurveillance.
Pour terminer cette partie consacrée à la domotique, nous présentons maintenant deux exemples dans le champ de la robotique assistant le sujet à domicile :
– les robots domestiques apportant une assistance aux travaux ménagers ;
– les animaux robotiques dont l’utilisation tend à rassurer la personne âgée
démente.
L’utilisation de robots, mais plus généralement l’organisation de la surveillance
du patient pour assurer sa sécurité, pose des problèmes éthiques évidents devant
systématiquement être pris en compte lors de l’intégration de ces technologies.
17.4.4 Aides techniques pour le patient
Les aides techniques évoquées ici sont des technologies « embarquées »,
c’est-à-dire portées par le patient. La majorité d’entre elles sont d’ores et déjà
d’utilisation courante, d’autres relèvent du domaine de la recherche. Certains de
ces dispositifs permettent de surveiller l’activité du patient, tandis que d’autres
interviennent directement sur les actions du patient.
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