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Informatique médicale, e-Santé
appareils dédiés à une fonction unique : des facturières permettant de faciliter
l’édition des factures de tiers payant, des lecteurs de mini-cartes perforées
avec modem incorporé pour la télétransmission des commandes et des caisses
enregistreuses perfectionnées permettant de gérer plus finement les statistiques de vente.
Il faut attendre le milieu des années 1980 pour que des micro-ordinateurs
travaillant en réseau prennent en charge et réunissent les fonctions jusqu’à ce
jour réparties entre plusieurs appareils. Une filiale commune à plusieurs répartiteurs s’implique dans la rédaction de programmes assez sophistiqués qui,
autour de la facturation des ventes, commencent à prendre en charge la gestion
des stocks, la transmission des commandes, la gestion de la caisse et la sécurisation de la dispensation, en particulier les interactions médicamenteuses, en
intégrant l’ébauche de ce que seront plus tard les banques de données sur le
médicament. Devant le succès commercial de la solution (Pharmex), d’autres
sociétés d’informatique, non liées à la répartition, se lancent sur ce marché et
un grand constructeur également, développant un programme porté par les
premiers micro-ordinateurs et son réseau de revendeurs pour en assurer la
commercialisation (C2I Honeywell Bull).
Trente ans plus tard, après avoir vu fleurir près d’une quarantaine de sociétés
offrant leurs services aux pharmaciens, le temps des concentrations et absorptions est venu. Cinq à six sociétés se partagent ce marché et proposent des
solutions matériel plus logiciels couvrant l’ensemble des fonctions nécessaires à la gestion complète de l’officine et assurant le service après-vente. La
stabilité des parcs de ces quelques grandes sociétés est une conséquence de la
difficulté à migrer d’un logiciel à l’autre en conservant les historiques de la
pharmacie, notamment en matière d’historiques administratives et données
de santé clients et des multiples données nécessaires à la gestion des stocks.
16.2 La gestion de la fonction de dispensation
Le système d’information du pharmacien d’officine est lié à ses différents
rôles dans son officine directement vis-à-vis des patients. Le pharmacien d’officine est loin d’être un simple exécutant qui délivrerait des médicaments aux
patients qui viennent avec une ordonnance médicamenteuse.
La dispensation est le nom donné à l’acte pharmaceutique : mais on confond
souvent dispensation et délivrance. Or, ces deux notions devaient être soigneusement distinguées et leur articulation clairement établie. Les aspects fondamentaux de la dispensation sont le devoir d’analyser et le pouvoir de décider.
Sous le vocable d’« analyse pharmaceutique », le code de santé publique enjoint
au pharmacien de se livrer non seulement à l’analyse du contenu de la demande,
mais encore à l’analyse de son contexte. Toute dispensation ne se conclut pas
pour autant par une délivrance. Le pharmacien peut être conduit à une modification concertée de la prescription, sa modification d’office, voire à un refus
de délivrance.
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