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Informatique médicale, e-Santé
7.2.3 Le cas particulier des scores cliniques
De très nombreux scores cliniques ont été construits et validés pour
aider le médecin dans sa démarche diagnostique. Certains sont connus de
la plupart des médecins comme le Mini Mental Score (MMS) qui est un test
de référence dans le dépistage des démences, ou le test de Fagerström qui
permet d’évaluer la dépendance tabagique.
Le principe de ces scores diagnostiques est le suivant : le médecin pose un
nombre fixe de questions standardisées et enregistre la réponse qui peut être
binaire (vrai/faux), ordinale ou numérique. Le score final prend souvent la
forme d’une somme, pondérée ou non, des résultats des réponses aux questions. Néanmoins, certains scores peuvent avoir des formes plus complexes.
Des seuils permettent de conclure (par exemple : détérioration intellectuelle
absente, légère, importante).
Dans le cas du MMS, le médecin pose au patient trente questions standardisées et compte les réponses justes. Plusieurs capacités cognitives sont successivement explorées :
– l’orientation dans le temps et dans l’espace ;
– l’apprentissage et la transcription des informations ;
– l’attention et le calcul mental ;
– le rappel d’informations et la mémorisation ;
– le langage ;
– la capacité d’organiser une série de mouvements dans un but précis
(praxie constructive).
L’implémentation informatique du MMS le rend beaucoup plus facile à
utiliser en consultation. Le médecin n’a plus qu’à cliquer sur les cases qui
conviennent (fig. 3). Le score total est automatiquement calculé.
Pour être utilisables, ces calculs de score doivent être inclus dans les logiciels
métiers des médecins de manière à ne pas interrompre leur « workflow ».
7.3 Les approches logiques de l’aide au diagnostic
C’est avec l’avènement de l’intelligence artificielle (IA), définie par ses créateurs comme « la construction de programmes informatiques qui s’adonnent
à des tâches qui sont pour l’instant accomplies de façon plus satisfaisante
par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut
niveau », que les approches logiques de l’aide au diagnostic se sont développées. Ces programmes, appelés systèmes experts car ils étaient capables de
simuler le raisonnement des experts (du mathématicien au médecin) ont
pour caractéristiques principales d’utiliser les connaissances d’un domaine
pour déduire certaines conclusions ou actions à partir de données ou faits
qui leur sont présentés.
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