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Informatique médicale, e-Santé
L’intérêt que pouvait revêtir l’utilisation de l’informatique dans le domaine
médical est apparu rapidement au cours des années 1960. Dès le départ, les
objectifs visés ont été ambitieux, comme par exemple celui de remplacer les
dossiers médicaux papier par des dossiers électroniques, ou bien encore d’aider
le médecin, voire de le remplacer dans sa démarche diagnostique ou thérapeutique. Ces développements ont fait précocement émerger des problématiques
comme par exemple les systèmes terminologiques en santé, la modélisation des
connaissances et des raisonnements en médecine.
Une nouvelle communauté scientifique s’est développée. En 1968, un groupe
de travail constitué de personnes effectuant des recherches spécifiquement
dans le domaine de l’informatique médicale a été créé au sein de l’International Federation for Information Processing (IFIP), avec la contribution
notable d’un Français, le Pr François Grémy. Ce comité s’est ensuite autonomisé et a donné naissance en 1974 à une société savante internationale, l’International Medical Informatics Association (IMIA). Celle-ci a alors organisé à
Stockholm sous son égide, la même année, le premier congrès mondial du
domaine dénommé Medinfo.
Cette communauté s’est progressivement structurée en un réseau d’associations nationales et internationales. Elle a créé ses propres congrès, journaux
scientifiques et organismes de normalisation. Dans le monde académique, des
laboratoires de recherche se sont développés au sein des pays développés et des
enseignements spécifiques ont été mis en place au niveau master et doctorat.
La recherche a conduit à des produits commerciaux. Des éditeurs de logiciels
médicaux et de bases de données en santé ont créé des sociétés développant
des produits pour l’informatisation des hôpitaux, des cabinets médicaux et
dentaires, des services d’imagerie et des pharmacies.
Les partenaires publics, vite convaincus de l’intérêt potentiel de l’informatique
pour améliorer les systèmes de santé et diminuer leurs coûts, ont mis en place
dans de nombreux pays des modalités de financement de la recherche au niveau
national ou supranational.
Alors que l’informatique de gestion a vite atteint une certaine maturité, l’informatisation des processus métiers en santé s’est avérée complexe. Après 50 ans
de développements, l’informatique est omniprésente dans le secteur de la santé
mais des progrès restent à faire, qui justifient une recherche active. Citons
plusieurs exemples :
– les dossiers médicaux électroniques se sont généralisés mais leur tenue reste
difficile et chronophage pour les professionnels de santé. Les médecins, par
exemple, peuvent continuer à saisir leurs observations en langage naturel
alors que le recours à des systèmes terminologiques permettant un codage
de ces données pourrait les conduire à disposer de fonctionnalités plus
élaborées ;
– de nombreuses études cliniques montrent que des erreurs de diagnostic
sont souvent faites dans les différentes spécialités médicales chaque année.
On cherche depuis trente ans à concevoir des logiciels d’aide au diagnostic.
Mais ceux-ci sont loin d’avoir atteint un bon état de maturité ;
Informatique médicale, e-Santé
L’intérêt que pouvait revêtir l’utilisation de l’informatique dans le domaine
médical est apparu rapidement au cours des années 1960. Dès le départ, les
objectifs visés ont été ambitieux, comme par exemple celui de remplacer les
dossiers médicaux papier par des dossiers électroniques, ou bien encore d’aider
le médecin, voire de le remplacer dans sa démarche diagnostique ou thérapeutique. Ces développements ont fait précocement émerger des problématiques
comme par exemple les systèmes terminologiques en santé, la modélisation des
connaissances et des raisonnements en médecine.
Une nouvelle communauté scientifique s’est développée. En 1968, un groupe
de travail constitué de personnes effectuant des recherches spécifiquement
dans le domaine de l’informatique médicale a été créé au sein de l’International Federation for Information Processing (IFIP), avec la contribution
notable d’un Français, le Pr François Grémy. Ce comité s’est ensuite autonomisé et a donné naissance en 1974 à une société savante internationale, l’International Medical Informatics Association (IMIA). Celle-ci a alors organisé à
Stockholm sous son égide, la même année, le premier congrès mondial du
domaine dénommé Medinfo.
Cette communauté s’est progressivement structurée en un réseau d’associations nationales et internationales. Elle a créé ses propres congrès, journaux
scientifiques et organismes de normalisation. Dans le monde académique, des
laboratoires de recherche se sont développés au sein des pays développés et des
enseignements spécifiques ont été mis en place au niveau master et doctorat.
La recherche a conduit à des produits commerciaux. Des éditeurs de logiciels
médicaux et de bases de données en santé ont créé des sociétés développant
des produits pour l’informatisation des hôpitaux, des cabinets médicaux et
dentaires, des services d’imagerie et des pharmacies.
Les partenaires publics, vite convaincus de l’intérêt potentiel de l’informatique
pour améliorer les systèmes de santé et diminuer leurs coûts, ont mis en place
dans de nombreux pays des modalités de financement de la recherche au niveau
national ou supranational.
Alors que l’informatique de gestion a vite atteint une certaine maturité, l’informatisation des processus métiers en santé s’est avérée complexe. Après 50 ans
de développements, l’informatique est omniprésente dans le secteur de la santé
mais des progrès restent à faire, qui justifient une recherche active. Citons
plusieurs exemples :
– les dossiers médicaux électroniques se sont généralisés mais leur tenue reste
difficile et chronophage pour les professionnels de santé. Les médecins, par
exemple, peuvent continuer à saisir leurs observations en langage naturel
alors que le recours à des systèmes terminologiques permettant un codage
de ces données pourrait les conduire à disposer de fonctionnalités plus
élaborées ;
– de nombreuses études cliniques montrent que des erreurs de diagnostic
sont souvent faites dans les différentes spécialités médicales chaque année.
On cherche depuis trente ans à concevoir des logiciels d’aide au diagnostic.
Mais ceux-ci sont loin d’avoir atteint un bon état de maturité ;
