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Informatique médicale, e-Santé
Un fichier DICOM contient d’une part un en-tête (qui stocke les données
M
concernant le malade, le type d’image, l’équipement utilisé, les conditions d’acquisition des images…) et d’autre part l’image elle-même qui peut être une
image de dimension supérieure à deux (en 3D ou en mouvement). Pour réduire
la taille de l’image, il est possible de la compresser au format JPEG avec perte
ou sans perte.
DICOM a été conçu pour permettre l’interopérabilité de systèmes d’imagerie
hétérogènes construits par des sociétés différentes. À ce titre, il inclut aussi des
standards de communication conformes au modèle OSI (
I Open Systems Interconnection) d’interconnexion de systèmes ouverts qui assurent que deux implémentations différentes peuvent effectivement communiquer. DICOM intervient
M
dans la production, le stockage, la transmission, l’interrogation, la récupération,
l’affichage des images médicales. Toutes les disciplines productrices d’images
médicales sont concernées, de la radiologie à la cardiologie, de l’oncologie à
la neurologie… Faire le choix de systèmes d’imagerie conformes au standard
DICOM garantit qu’ils pourront communiquer avec d’autres équipements,
actuels ou à venir, quel que soit le fabricant. Les développements en cours visent
à améliorer la sécurité, les performances et la gestion des flux.
5.3 Principales méthodes de traitement d’image
En traitement d’images, on dit que l’on se situe dans le domaine spatial
quand on travaille directement sur les pixels de l’image. Après transformation
de Fourier 3 , on obtient une nouvelle image dans le domaine fréquentiel. Les
traitements peuvent s’effectuer dans le domaine spatial ou dans le domaine
fréquentiel. Dans ce dernier cas, on effectue une transformation inverse après
le traitement dans le domaine fréquentiel pour revenir dans le domaine spatial.
Dans le domaine spatial, il y a deux cas de figures : dans le premier, la valeur
d’un pixel dans l’image résultat dépend uniquement de celle du même pixel
dans l’image d’origine ; on parle de transformation pixel à pixel. Dans le second
cas, la valeur du pixel dans l’image résultat dépend de celle des pixels se trouvant dans un voisinage immédiat du pixel considéré dans l’image d’origine ; on
parle de transformation de voisinage.
5.3.1 Amélioration d’images par des transformations pixel à pixel
Les méthodes d’amélioration utilisent des techniques destinées à produire des
images plus faciles à interpréter ou à traiter. Les buts généralement poursuivis
sont de rehausser le contraste ou la dynamique de l’image, ou encore de diminuer
ou d’éliminer le bruit. Le bruit provient essentiellement de la phase d’acquisition
de l’image. Il est souvent aléatoire mais peut être périodique. Le bruit peut se
caractériser par des transitions brusques et aléatoires sur les niveaux de gris.
3. http://fr.wikipedia.org/wiki/Transform%C3%A9e_de_Fourier
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