Présentation 
1. Principe et définition 
a. Simplifier les variables 
Jusqu’à présent, les types de données que vous avez rencontrés sont des scalaires, sauf pour les chaînes de caractères. Pour 
rappel un scalaire est un type de donnée qui ne représente qu’une seule variable à la fois. Un entier, un caractère, un réel, un 
booléen, etc, sont des scalaires. Une chaîne de caractères non : il s’agit d’une suite, ou liste, de caractères, les uns après les 
autres. Une chaîne est donc une liste ordonnée par vos soins de scalaires. Les langages proposent souvent un type pour les 
chaînes de caractères, mais c’est une facilité offerte par ceux­ci. Un langage comme le C n’en propose pas. En algorithmique, 
vous utilisez le type "Alphanumérique", il vous faudra alors faire attention lors de la conversion en C. Bien heureusement, Java 
propose un type de ce genre, même si comme souvent, derrière les apparences se cache une bien trompeuse réalité… 
Mais alors comment se représenter une chaîne de caractères avec un type scalaire ? Il faut pour cela se rappeler comment sont 
placées  en  mémoire  les  informations.  La  mémoire  de  l’ordinateur  est  composée  de  cases  pouvant  contenir  certaines 
informations.  Ces  cases  sont  numérotées  (on  parle  d’adresse  de  la  case)  et  contiennent  des  données.  Ces  données 
représentent  ce  que  vous  voulez  selon  le  contexte  de  leur  utilisation.  Vous  pouvez  par  exemple  partir  du  principe  qu’elles 
contiennent des scalaires. Si une case mémoire contient le nombre 65, ce peut être la valeur entière 65 ou encore le code ASCII 
du  caractère  "A".  Une  case  mémoire  peut  parfaitement  contenir  l’adresse  d’une  autre  case  mémoire  :  c’est  un  peu  plus 
compliqué que cela en a l’air, et ce sera l’objet d’un plus long exposé dans la suite de cet ouvrage. 
Une  chaîne  de  caractères  est  donc  une  suite  de  scalaires  de  type  Caractère,  les  uns  derrière  les  autres  dans  des  cases 
mémoires en principes contiguës. Selon le même principe, si vous reprenez l’exemple du chapitre précédent consistant en la 
saisie des notes d’étudiants, ne pensez­vous pas qu’il serait plus pratique de pouvoir conserver ces notes pour la suite du 
programme ? Il serait alors possible de les réutiliser à volonté pour de nouveaux calculs, voire même pour les sauver dans un 
fichier, les imprimer, les consulter, etc. 
Jusqu’à présent, le seul moyen dont vous disposiez était de faire une boucle de saisie de notes, et dedans de tenter de faire 
les  calculs  au  fur  et  à  mesure.  L’autre  possibilité  était  de  poser  n  fois  la  même  question  et  de  placer  les  résultats  dans  n 
variables différentes. Imaginez ceci : 
...
Lire N1
Lire N2
...
Lire N20
Moy←(N1+N2+...+N20)/20 
...
Ridicule, n’est­ce pas ? Maintenant, si vous savez qu’il y a vingt élèves dans une classe et donc vingt notes à saisir, ne serait­il 
pas plus simple de remplacer toutes les variables par une seule, mais qui pourrait contenir toutes les notes ? L’idée serait donc 
d’avoir un nom de variable mais qui pourrait associer une note à un numéro. Prenez la variable "note". Il suffirait alors de dire 
que "note 1 vaut 15, note 2 vaut 17, note 3 vaut 8,etc.". 
Un ensemble de valeurs représenté par le même nom variable et identifié par un numéro s’appelle un tableau. Le numéro qui 
sert à identifier un élément (une valeur) du tableau s’appelle un indice. En représentation algorithmique, un élément du tableau 
est représenté par le nom de la variable auquel on accole l’indice entre crochets : 
Note[1]←15
  Un tableau n’est pas un type de données, mais une liste d’éléments d’un type donné. On parlera d’un tableau de n 
éléments de type numérique, ou Alphanumérique, etc. 
b. Les dimensions 
Faites  courir  un  peu  plus  votre  imagination  et  maintenant  vous  avez  trois  classes  de  vingt  élèves.  Devez­vous  utiliser  trois 
tableaux  ?  Ce  qu’il  y  a  de  bien  avec  les  tableaux,  c’est  qu’on  peut  rajouter  des  indices  aux  indices.  C’est  très  facile  à 
appréhender avec deux indices. 
Note[1][10]←17
Ceci pourrait (au conditionnel car soumis aux contraintes de la numérotation des éléments) se traduire par : La 10ème note de 
la 1ère classe. 
Rajouter  un  indice  à  un  tableau  s’appelle  rajouter  une  dimension  à  un  tableau.  Avec  une  dimension  le  tableau  peut  être 
représenté sur une ligne. Avec deux dimensions, le tableau peut être représenté en lignes et colonnes, comme dans un tableur 
ou une grille quelconque. Et avec trois dimensions ? Sous forme de cube, avec un axe de profondeur. Au­delà c’est plus difficile 
à  représenter,  aussi  il  faut  parfois  utiliser  des  analogies  avec  des  choses  de  la  vie  courante.  Ainsi  pour  trois  dimensions, 
imaginez un grand casier avec x cases en largeur, y cases en hauteur, et dont chaque tiroir est décomposé en z petites cases. 
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