Le NON est très facile à comprendre, puisque l’expression booléenne est inversée : ce qui était vrai devient faux et vice 
versa. 
Dans quel cas les opérateurs booléens sont­ils utiles ? Dans les expressions utilisées dans des conditions (exécuter 
une action selon tel ou tel critère) quand ces conditions sont multiples. Par exemple, si vous voulez exécuter une action 
uniquement si deux variables a et b sont vraies (contiennent autre chose que 0). 
PROGRAMME ET1 
VAR 
a,b:entiers 
result:booléen 
Début 
a←1 
b←2 
result←a ET b 
Afficher result 
Fin
  Notez que l’algorithme  ci­dessus ne vérifie pas si a vaut 1 et b vaut 2. Il effectue l’opération logique "a ET b". 
Comme les variables a et b sont toutes les deux différentes de 0, elles sont considérées comme vraies. Donc la 
variable result contient "VRAI". et s’affichera ainsi si le langage le permet, ou sous forme de la valeur 1. 
4. Les opérateurs de comparaison 
L’algorithme  ci­dessus  ne  vérifie  pas  les  valeurs  des  variables.  Il  faut  pour  cela  utiliser  d’autres  opérateurs.  Pour 
évaluer une expression, il faut parfois avoir besoin de comparer des valeurs. Comment savoir si un utilisateur de votre 
logiciel  a  répondu  oui  ou  non  à  votre  question  ?  Comment  savoir  si  le  chiffre  saisi  dans  le  jeu  du  lancer  de  dé 
correspond au bon résultat ? Vous allez devoir utiliser les opérateurs de comparaison. Il y en a plusieurs. Ceux­ci sont 
des  opérateurs  binaires  :  ils  prennent  deux  valeurs,  une  avant  et  une  après.  Ces  valeurs  peuvent  être  soit  des 
scalaires  (entiers,  réels,  chaînes  de  caractère  ­  selon  le  langage  utilisé)  directement,  soit  leur  représentation  sous 
forme de variable. L’ordinateur évaluera le résultat de cette comparaison sous forme booléenne : le résultat sera vrai 
ou faux. 
  Les langages réagissent différemment selon les comparaisons et les types des données comparées. Là encore, 
prenez garde à ne pas mélanger les types. Aussi, si en pseudo­code algorithmique les chaînes de caractères 
peuvent être comparées avec tous les opérateurs, prenez garde à l’interprétation qui en est faite par les langages. 
En C notamment (et entre autres) il faut passer par des fonctions spécialisées. 
a. L’égalité 
L’opérateur  d’égalité  s’écrit  avec  le  signe  "= "  et  sert  à  vérifier  si  les  deux  valeurs  à  droite  et  à  gauche  sont 
identiques,  c’est­à­dire  qu’elles  ont  la  même  valeur.  Dans  cet  exemple,  l’expression  a= b  est  vraie,  mais  a= c  est 
fausse. 
PROGRAMME EGALE 
VAR 
a,b,c:entiers 
DEBUT 
a←5 
b←5 
c←10 
Afficher a=b 
Afficher a=c 
FIN
Il  ne  faut  surtout  pas  confondre,  tant  en  algorithmique  que  dans  les  langages  de  programmation,  l’opérateur 
d’affectation  "←"  et  l’opérateur  d’égalité  "= ".  En  mathématique  et  en  langage  courant,  a= b  peut  avoir  deux 
significations : soit a reçoit la valeur de b, soit on cherche à vérifier si a et b sont égaux. Laquelle est la bonne ? Dans 
un  langage  comme  le  BASIC,  l’interprétation  du  signe «  =  »  dépend du contexte. Avec une variable avant et hors 
contexte de condition, c’est une affectation. Dans une expression conditionnelle, c’est une comparaison. Dur de s’y 
retrouver  !  C’est  pour  ça  que  certains  langages  comme  C,  C++,  Java  ou  encore  PHP  utilisent  l’opérateur d’égalité 
"==", deux fois égal, pour ne pas le confondre avec l’opérateur d’affectation "=". Dans ces langages : 
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