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1.3 Le financement de l’AMCP
Selon le CNL, l’ AMCP a bénéficié d'une coopération financière entre le Ministère de
l'Environnement et le Fonds Français pour l'Environnement Mondial (FFEM) dans le
domaine des études de classification et d'aménagement. Outre la tenue d'ateliers de
présentation et de sensibilisation sur l’AMCP et de formations en cartographie à
travers l'installation d'une unité de systèmes d'information géographique grâce à la
contribution financière et technique apportée par la GIZ.
Cependant, le représentant de CNL a confirmé qu’actuellement, il n’y a aucune source
de financement pour gérer les AP. Il y a des sources de financements, comme par
exemple la direction du fort, qui gère le mont Chenoua en tant que forêt, ce n’est pas
en tant qu’aires protégées, car la loi algérienne 11-02 relative aux AMP ne prévoit pas
de budget spécifique pour la gestion des aires protégées.
D'autre part, la prise de décisions concernant l'AMCP est estimée insufisante par les
gestionnaires. Cela en raison du manque de coopération entre les différentes parties
concernées et des objectifs contradictoires de chaque secteur. Pour ces raisons, le
représentant de CNL a proposé la mise en place d'un comité local intersectoriel afin
d'assurer la mutualisation des idées et des ressources entre les différents acteurs.
1.4 Défis rencontrés dans la mise en œuvre d’une gestion intégrée de
l’AMCP et la proposition de la gestion effective de cette dernière
Selon l'antenne du CNL de la wilaya de Tipaza, l'un des défis les plus importants dont
fait face la région est l'absence d'un organisme de gestion spécifique : « absence d'un
gestionnaire ». De plus, la gouvernance est insuffisante, ce qui entraîne des difficultés
dans la prise des décisions. En outre, l’absence de l’implication des acteurs et un
manque de coordination entre les secteurs (foresterie, tourisme, etc.) en raison
d’objectifs contradictoires entrave une approche cohérente et rend les efforts de
protection plus complexes. D’autre part, l’absence de discussion préalable avec les
parties prenantes lors de la prise de décision crée des conflits et un manque de soutien.
Par ailleurs, l’un des experts scientifiques rencontrés a confirmé que la gestion des
deux sites devrait être séparée, car la gestion et l’approche participative sur un seul
site avec de multiples acteurs n’est déjà pas évidente ; alors sur deux sites, c’est
complètement différent avec des enjeux différents.En outre, chaque secteur présente
sa propre vision et ses propres projets, tels que le secteur du tourisme qui souhaite
développer son propre secteur. Le représentant de la direction de tourisme souhaiterait
établir un parcours touristique pour que la délégation touristique puisse en apprendre
davantage sur la réserve, un musée marin ou des hôtels. Bien qu’il y ait un déclin de
la participation communautaire à la conservation, ce qui constitue l’un des problèmes
qui entravent la bonne gestion de l’AMCP.
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Suivi de la mise en oeuvre de la gestion intégrée de l\'aire marine et côtière protégée du mont Cheoua/Anses de Kouali et évaluation des critères requis pour sa candidature à la liste de lUICN - 84/146

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