Chapitre II Le plastique : d’un polymère miracle au polluant microscopique
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II.4. Caractéristiques des microplastiques :
Les microplastiques collectés dans le milieu aquatique existent sous toutes sortes de
formes, couleurs et tailles dont certaines présentent une apparence sphérique, tandis que d'autres
apparaissent possédés une forme fibreuse ou aléatoire (Browne et al., 2010). Les
microplastiques primaires auront tendance à avoir un aspect manufacturé, présentant une forme
sphérique ou fibreuse, avec une surface uniforme. Au contraire, les microplastiques secondaires
auront tendance à avoir une d'apparence aléatoire et sont donc plus difficiles à classer (Cole et
al., 2011).
En particulier la difficulté est que les intempéries peuvent changer radicalement l'apparence des
deux types de microplastique (Andrady, 2015). De plus, les microplastiques présentent une
grande variété de couleurs différentes (Cole et al., 2014). Ses différentes couleurs sont utilisées
dans le cadre du système normalisé de catégorisations microplastiques récupérées de
l'environnement, cela indique que la couleur des microplastiques donne souvent une indicatio n
sur le degré auquel ils sont contaminés par des polluants chimiques (Corcoran et al., 2015).
Dans le cadre du système normalisé de tri des tailles et des couleurs (SCS), les microplastiq ues
sont subdivisés en 10 types en fonction de leur taille et de leur apparence lors de l'identifica tio n
et de la catégorisation dans le laboratoire. Ce qui permet l’obtention de résultats normalisés et,
surtout, comparables.
II.5. Densité des microplastiques :
La densité d'un microplastique est un facteur clé qui affectera sa distribution spatiale dans
le milieu aquatique. Une étude portant sur la collecte de microplastiques par filets neuston de
l'Atlantique Nord, montre que les microplastiques d'une densité supérieure à celle de l'eau de
mer flottaient sur les eaux de superficielles (Colton et al., 1974). De même, dans une autre
étude sur les déchets plastiques dans les eaux de surface, 99% des microplastiques récupérés
par les filets neuston l'ouest de l'océan Atlantique Nord avaient une densité moyenne inférie ure
à celle de l'eau de mer, allant de 0,808 à 1,238 g / cm 3 (Morét-Ferguson et al., 2010).
Ces résultats peuvent être surprenants car intuitivement, on ne s'attend généralement pas à
trouver du matériel flottant à la surface avec une densité supérieure à celle de l'eau de mer.
Ainsi, il est possible que les microplastiques ayant une densité nettement supérieure à celle de
l'eau de mer puissent être trouvé sur les eaux de surface, quoiqu’en petites quantités, et pas
exclusivement dans les sédiments de fond. Ce constat peut être expliqué de 2 manières :
1- L'apparition de ces microplastiques à haute densité dans les eaux de surface peut résulter de
mouvements ascendants et descendants de l'eau, résultant de différences de températures à
différentes profondeurs (mélange vertical).
2- Les microplastiques plus denses que l'eau de mer peuvent contenir des poches ou des bulles
d'air, augmentant ainsi leur flottabilité et leur permettant de flotter à la surface (Rochman et
al., 2013).
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II.4. Caractéristiques des microplastiques :
Les microplastiques collectés dans le milieu aquatique existent sous toutes sortes de
formes, couleurs et tailles dont certaines présentent une apparence sphérique, tandis que d'autres
apparaissent possédés une forme fibreuse ou aléatoire (Browne et al., 2010). Les
microplastiques primaires auront tendance à avoir un aspect manufacturé, présentant une forme
sphérique ou fibreuse, avec une surface uniforme. Au contraire, les microplastiques secondaires
auront tendance à avoir une d'apparence aléatoire et sont donc plus difficiles à classer (Cole et
al., 2011).
En particulier la difficulté est que les intempéries peuvent changer radicalement l'apparence des
deux types de microplastique (Andrady, 2015). De plus, les microplastiques présentent une
grande variété de couleurs différentes (Cole et al., 2014). Ses différentes couleurs sont utilisées
dans le cadre du système normalisé de catégorisations microplastiques récupérées de
l'environnement, cela indique que la couleur des microplastiques donne souvent une indicatio n
sur le degré auquel ils sont contaminés par des polluants chimiques (Corcoran et al., 2015).
Dans le cadre du système normalisé de tri des tailles et des couleurs (SCS), les microplastiq ues
sont subdivisés en 10 types en fonction de leur taille et de leur apparence lors de l'identifica tio n
et de la catégorisation dans le laboratoire. Ce qui permet l’obtention de résultats normalisés et,
surtout, comparables.
II.5. Densité des microplastiques :
La densité d'un microplastique est un facteur clé qui affectera sa distribution spatiale dans
le milieu aquatique. Une étude portant sur la collecte de microplastiques par filets neuston de
l'Atlantique Nord, montre que les microplastiques d'une densité supérieure à celle de l'eau de
mer flottaient sur les eaux de superficielles (Colton et al., 1974). De même, dans une autre
étude sur les déchets plastiques dans les eaux de surface, 99% des microplastiques récupérés
par les filets neuston l'ouest de l'océan Atlantique Nord avaient une densité moyenne inférie ure
à celle de l'eau de mer, allant de 0,808 à 1,238 g / cm 3 (Morét-Ferguson et al., 2010).
Ces résultats peuvent être surprenants car intuitivement, on ne s'attend généralement pas à
trouver du matériel flottant à la surface avec une densité supérieure à celle de l'eau de mer.
Ainsi, il est possible que les microplastiques ayant une densité nettement supérieure à celle de
l'eau de mer puissent être trouvé sur les eaux de surface, quoiqu’en petites quantités, et pas
exclusivement dans les sédiments de fond. Ce constat peut être expliqué de 2 manières :
1- L'apparition de ces microplastiques à haute densité dans les eaux de surface peut résulter de
mouvements ascendants et descendants de l'eau, résultant de différences de températures à
différentes profondeurs (mélange vertical).
2- Les microplastiques plus denses que l'eau de mer peuvent contenir des poches ou des bulles
d'air, augmentant ainsi leur flottabilité et leur permettant de flotter à la surface (Rochman et
al., 2013).
