Introduction générale
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L’être humain génère une quantité de déchets solides au quotidien, ces déchets
augmentent de façon exponentielle, bien que varient selon les pays (Lebreton and Andrady,
2019). Les plastiques sont une composante majeure de ces déchets (Wu and Montalvo, 2021).
Les plastiques sont des polymères synthétiques ou semi-synthétiques organiques qui sont
généralement légers, solides, peu coûteux, durable et résistant à la corrosion. La plupart des
articles en plastique sont composés d'hydrocarbures dérivés de matières premières fossiles de
pétrole ou de gaz. Lors de la conversion de la résine en produit, une grande variété d'additifs
(tels que des charges, des plastifiants, retardateurs de flamme, stabilisants thermiques, agents
antimicrobiens et colorants) peut être ajoutée pour améliorer leurs performances et leurs
apparences (Gao, 2010).
On estime que 75% de tous les déchets marins sont plastique et ces débris ont été largeme nt
signalés dans l’environnement ; ils s'accumulent à la surface de la mer, sur les rives même les
plus reculées, sur les îles, dans la mer profonde et dans l'Arctique. Il y a aussi une prise de
conscience croissante de l'accumulation de déchets plastiques sur la terre ainsi que dans les
habitats d'eau douce (Napper and Thompson, 2020).
Dont un grand nombre sont des microplastiques qui proviennent de la fragmentation des déchets
plastiques ou, directement, de l’émission de produits plastiques micrométriques manufacturés
(Andrady, 2011). Leurs petites tailles couplées à certaines caractéristiques des plastiques
entraînent des conséquences spécifiques dont il est nécessaire d’évaluer les risques pour le
milieu marin et l’Homme (Thompson, 2015).
La pollution marine par les microplastiques est devenue une préoccupation planétaire et
régionale majeure ; elle est classée par les organisations environnementales comme l’un des
problèmes émergents les plus pressants sur l'environnement marin.
Chaque année, des grandes quantités de débris en plastique, environ 10% de la production
annuelle (335. 10 6 de tonnes en 2016) (PlasticsEurope, 2016), se concentrent dans les mers et
les océans, où ils se fragmentent lentement et s'accumulent dans les zones de convergences, de
tourbillons ou des méandres. On va donc retrouver ces quantités importantes en mer ou sur le
littoral, car ces déchets vont être entraînés par les courants et les vagues. Aujourd’hui, 40 à 80%
des débris sont en plastique (Cole et al., 2011). Des chalutiers remontent à chaque fois des
déchets en plastiques avec leur chalut à la place des ressources vivantes. Le problème est que
ce plastique n’est pas digéré par les mers et on va donc le retrouver pendant des centaines
d’années sur le sédiment vu qu’il y a un manque d’oxygène et de lumière qui sont des facteurs
de dégradation.
Plusieurs types de plastique flottent sur la surface et sont transportés par la dynamique marine.
La fragmentation du plastique après vieillissement sous l’effet de l’impact du milieu marin
engendre des microplastiques <5 mm et des nanoplastiques <1µm (Barnes et al., 2009), plus
dangereux que le macroplastiques.
Les facteurs abiotiques (essentiellement la température, les rayons UV contribuent à la
dégradation des microplastiques (Gewert et al., 2015). Cependant, aucun micro-organis me
n'est capable de dégrader complètement le plastique et on ne peut pas agir sur ceux présents en
mer. Selon (Harrison et al., 2011), il est probable que les assemblages bactériens pourraient
catalyser des réactions métaboliques, suite à la présence du biofilm, conduisant à l’adsorption,
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Etude de l\'évaluation quantitative et qualitative des microplastiques sur les côtes algériennes - 12/145

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