Chapitre VI
Résultats et discussions
105
L'hétérogénéité spatiale de la distribution des microplastiques peut être le résultat des courants,
des vagues, des apports fluviaux ou des caractéristiques hydrodynamiques telles que les
remontées d'eau ou les puits descendants (Suaria and Aliani, 2014; Van Sebille et al., 2020;
Zambianchi et al., 2014). De fortes concentrations de microplastiques se trouvent
généralement dans les eaux côtières en raison de la proximité de zones densément peuplées
(Pedrotti et al., 2016) et des apports continentaux des rivières (Collignon et al., 2012). Les
rejets illégaux et non réglementés pourraient également jouer un rôle essentiel dans la baie de
Bou-Ismail.
VI.5. Variation saisonnière de la densité des microplastiques dans la baie de BouIsmail :
Les microplastiques ont été détectés dans tous les échantillons collectés c'est-à-dire 100%
d'occurrence, bien qu'avec des variations saisonnières marquées de leurs densités (Fig. 52).
Figure 52 : Variations saisonnières des densités microplastiques dans les 6 stations.
Les concentrations de microplastiques les plus élevées ont été trouvées au printemps dans toutes
les stations sauf la 6 avec une concentration moyenne de 1,26 ± 0,50 particules / m 3 , un
maximum de 2,05 particules / m 3 dans la station 1 et un minimum de 0,62 particules / m 3 dans
la station 6. Des valeurs de concentration élevées ont également été trouvées en automne avec
une moyenne de 0,95 ± 0,29 particules / m 3 , un maximum de 1,44 particules / m 3 dans la station
1 et un minimum de 0,64 particules / m 3 dans la station 6. En hiver, une concentration moyenne
de 0,88 ± 0,31 particules / m 3 a été trouvée, avec un maximum 1,49 particules / m 3 dans la
station 1 et un minimum de 0,63 particules / m 3 dans la station 4. Enfin, les concentrations les
plus faibles ont été relevées en été avec une moyenne de 0,36 ± 0,29 particules / m 3 ; un
maximum 1,26 particules / m 3 dans station 1 et minimum 0,04 particules / m 3 dans la station 2.
La circulation est le principal moteur du transport des microplastiques (Van Sebille et al.,
2020). Les courants du bassin peuvent jouer un rôle important dans son transport, son
accumulation et sa distribution (Zambianchi et al., 2014). Dans cette étude, une variatio n
saisonnière marquée des concentrations des microplastiques a été trouvées, ce qui pourrait
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L'hétérogénéité spatiale de la distribution des microplastiques peut être le résultat des courants,
des vagues, des apports fluviaux ou des caractéristiques hydrodynamiques telles que les
remontées d'eau ou les puits descendants (Suaria and Aliani, 2014; Van Sebille et al., 2020;
Zambianchi et al., 2014). De fortes concentrations de microplastiques se trouvent
généralement dans les eaux côtières en raison de la proximité de zones densément peuplées
(Pedrotti et al., 2016) et des apports continentaux des rivières (Collignon et al., 2012). Les
rejets illégaux et non réglementés pourraient également jouer un rôle essentiel dans la baie de
Bou-Ismail.
VI.5. Variation saisonnière de la densité des microplastiques dans la baie de BouIsmail :
Les microplastiques ont été détectés dans tous les échantillons collectés c'est-à-dire 100%
d'occurrence, bien qu'avec des variations saisonnières marquées de leurs densités (Fig. 52).
Figure 52 : Variations saisonnières des densités microplastiques dans les 6 stations.
Les concentrations de microplastiques les plus élevées ont été trouvées au printemps dans toutes
les stations sauf la 6 avec une concentration moyenne de 1,26 ± 0,50 particules / m 3 , un
maximum de 2,05 particules / m 3 dans la station 1 et un minimum de 0,62 particules / m 3 dans
la station 6. Des valeurs de concentration élevées ont également été trouvées en automne avec
une moyenne de 0,95 ± 0,29 particules / m 3 , un maximum de 1,44 particules / m 3 dans la station
1 et un minimum de 0,64 particules / m 3 dans la station 6. En hiver, une concentration moyenne
de 0,88 ± 0,31 particules / m 3 a été trouvée, avec un maximum 1,49 particules / m 3 dans la
station 1 et un minimum de 0,63 particules / m 3 dans la station 4. Enfin, les concentrations les
plus faibles ont été relevées en été avec une moyenne de 0,36 ± 0,29 particules / m 3 ; un
maximum 1,26 particules / m 3 dans station 1 et minimum 0,04 particules / m 3 dans la station 2.
La circulation est le principal moteur du transport des microplastiques (Van Sebille et al.,
2020). Les courants du bassin peuvent jouer un rôle important dans son transport, son
accumulation et sa distribution (Zambianchi et al., 2014). Dans cette étude, une variatio n
saisonnière marquée des concentrations des microplastiques a été trouvées, ce qui pourrait
