Matériaux de friction
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monophasiques de type α , plus déformables, sont moins favorables que les structures diphasiques α + β . L’addition de petites quantités ( ≈ 2%) d’éléments tels que
l’étain, le plomb ou le phosphore améliorent cette résistance à l’usure.
Les bronzes au plomb, au phosphore, au manganèse ont en général une moindre aptitude au grippage que les laitons et un taux d’usure inférieur. L’addition
d’étain donne une phase dure δ tandis que celle de phosphore produit un composé
intermétallique Cu 3 P qui assure une structure résistante.
L’addition de plomb bien qu’affaiblissant la structure confère à l’alliage une
excellente résistance à l’adhésion du fait de l’incompatibilité métallurgique totale
de ce métal avec le cuivre et le fer. Le faible taux d’usure est attribué au film de
plomb à bas taux de cission qui se crée en surface à partir des nodules de plomb dispersés dans la matrice de cuivre.
Les alliages antifrictions tels que les métaux blancs ( Régules ou Babbits) sont
dans la majorité des cas utilisés en présence de lubrifiants car ils facilitent l’établissement des films d’huile, notamment dans les coussinets ou butées. Ces alliages à
base d’étain ou de plomb contenant une teneur élevée en antimoine, sont suffisamment malléables pour d’une part assurer une bonne conformité des surfaces, ce qui
leur permet de mieux répartir la charge et d’autre part pour faciliter le rodage et
limiter les accidents locaux pendant les phases transitoires de fonctionnement dans
le cas où le film de lubrifiant est insuffisant pour séparer les aspérités. Leur rôle est
entièrement basé sur leur aptitude naturelle à éviter le grippage du fait de leur très
faible compatibilité métallurgique avec leur antagoniste. On leur fait aussi jouer un
rôle sacrificiel lors des ruptures de film pour éviter l’endommagement de cet antagoniste. De faible dureté, ils sont sensibles au fluage et à l’abrasion. Leur point de
fusion est peu élevé, ce qui implique une température d’utilisation limitée.
support métallique
antifriction
barrière de nickel
revêtement anti-adhésion 0,02 à 0,025 mm
0,001 à 0,0015 mm
0,03 à 1,5 mm
1 à 10 mm
Fig. 25.2 Exemple schématique de palier multicouche.
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