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Analyse et technologie des surfaces
• utilisation de lubrifiants en Egypte (vers 3000 avant J.-C.) en particulier dans
le transport de charges importantes; des bas-reliefs montrent en effet des
esclaves versant du liquide pour faciliter le glissement, sur les glissières des
traîneaux supportant les statues des colosses à déplacer;
• découverte de l’engrenage en Egypte et Mésopotamie (1000 avant J.-C.);
• notions de frottement pendant la période gréco-romaine (400 à 300 av. J.-C.).
Au Moyen Age, après une longue période de régression technique, les progrès
dans les technologies liées au contact vont reprendre. Ils porteront sur l’utilisation
d’huiles végétales ou animales pour la lubrification, sur l’apparition des concepts
de paliers pour les matériels agricoles, l’horlogerie, les équipements de mise en
œuvre de nouvelles énergies: moulins à vent ou hydrauliques. Des métaux seront
utilisés pour la réalisation de paliers et des équipements résistant à l’usure seront
imaginés.
A la Renaissance, le renouveau intellectuel dans les sciences et les arts va
relancer la progression dans la prise de conscience des problèmes tribologiques.
Les nombreuses études et schémas laissés par LÉONARD DE VINCI sur le frottement
de glissement, le roulement, sur les matériaux de friction, les engrenages en sont les
témoignages les plus typiques. Beaucoup de ces mécanismes furent concrétisés par
les inventeurs, de nouveaux matériaux de friction furent mis au point qui introduisirent les bases des progrès des siècles suivants.
Plus récemment, des scientifiques célèbres ont abordé les problèmes de tribologie d’une manière d’abord descriptive puis de plus en plus quantitative:
• expression des premières lois du frottement par AMONTON (1699), prise de
conscience de l’influence de l’état de surface sur le frottement par BELIDOR
(1737), approche analytique de la notion de frottement par Léonhard
EULER (1750) introduisant notamment la notion d’angle de frottement:
µ = tan α;
• finalisation des lois de frottement par COULOMB (1782) qui furent confortées
par les travaux expérimentaux de MORIN (1835).
La fin du XVIII e siècle et le début du XIX e virent le développement de la lubrification. Les mathématiciens NAVIER et STOKES (1822) proposent les équations
générales du mouvement des fluides prenant en compte leur frottement interne, et
P OISEUILLE étudie l’écoulement d’un fluide dans un tube (1840-1846).
Les travaux de H IRN (1847) sur la lubrification hydrodynamique se virent
confirmés en 1883 par les études de P ETROV sur la viscosité et les expériences sur
les paliers de T OWER -B EAUCHAMP .
La fin du XIX e siècle apporta l’approche scientifique du roulement et de la
lubrification par R EYNOLDS (1886).
La transition avec le XX e siècle fut une période féconde dans le domaine de la
tribologie avec les réalisations de K INGSBURY et M ICHELL ainsi que les calculs de
S OMMERFELD , G UMBEL et S TRIBECK .
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