Introduction à l’analyse de surfaces et interfaces
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surface restent adsorbées, c’est-à-dire un coefficient d’adsorption (sticking coefficient) égal à 1, et qu’on mesure la pression en Pascal, on obtient pour la température
ambiante une estimation de
(1.2)
Ainsi, le temps nécessaire à la formation d’une monocouche est seulement
d’une seconde si la pression est de 10 –4 Pa. Donc, pour un temps d’acquisition de
15 minutes (10 3 secondes) une pression inférieure à 10 –7 Pa est nécessaire pour éviter que la surface ne se couvre d’une couche de contamination adsorbée.
La sensibilité des spectroscopies présentées plus bas varie entre 1 et 10 –6
pourcent d’une monocouche. Cette sensibilité est très élevée et elle correspond à
10 17 -10 11 atomes/m 2 si on la compare avec les méthodes classiques. Nous sommes
capables de visualiser la position des atomes un par un. Il est essentiel d’accepter
l’idée que la composition d’une couche d’atomes de surface puisse différer de la
composition chimique au sein du volume de l’échantillon. Cette composition de
surface est contrôlée par le milieu (température, pression, gaz...) et le traitement de
l’échantillon. En conséquence, une connaissance détaillée de l’histoire et de la préparation de l’échantillon est extrêmement importante pour l’analyse de la composition chimique d’une surface.
1.4 LES MÉTHODES D’ANALYSE ET LEURS DOMAINES
D’APPLICATION
L’analyse de surface peut se faire par application de différents mécanismes
d’interaction de particules primaires (électrons, photons, ions, phonons, particules
neutres) avec la matière condensée. De plus, à la suite de l’application d’un champ
électrique E ou magnétique M , de la variation de la température T ou de la force F
entre deux atomes, on est capable de caractériser une surface.
n'
p
---- 10 4
≈
Fig. 1.1 Illustration des sondes pour l’analyse de surface.
e – , i ± , hν, phonons,
F, E, M, T
e – , i ± , hν, phonons,
F, E, M, T
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