Livre_silo 30 août 2013 16:32 Page 335
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C o p y r i g h t E y r o l l e s
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A – Travaux pratiques
Si la portion de mémoire enregistrée est de nouveau requise, le système d’exploitation la
recharge en mémoire vive, après avoir au besoin enregistré une autre portion de mémoire
sur le disque pour faire de la place (il y a donc un ballet d’échanges de données entre disque
dur et mémoire vive ; la partie du disque dur est pour cela appelée espace ou fichier d’échange,
ou swap en anglais). Du point de vue des applications, comme de celui de l’utilisateur, tout
se passe comme s’il y avait davantage de mémoire vive qu’il n’y en a matériellement...
Ou presque. Il y a en effet une différence notable : le temps d’accès à des données sur
disque est beaucoup plus important que le temps d’accès à des données en mémoire vive
(d’un facteur en général supérieur à 10
3 ). Lorsque la quantité de mémoire virtuelle utilisée
est faible, les données ou applications transférées sur le disque sont celles dont l’utilisateur se sert le moins à ce moment, mais si elle devient plus importante, des données plus
fréquemment utilisées sont transférées sur disque et doivent y être fréquemment relues.
Pendant ces relectures, l’application concernée est contrainte d’attendre. Les performances
globales de l’ordinateur s’en ressentent fatalement.
EN PRATIQUE Ça rame...
Tout le monde a déjà eu affaire à un ordinateur qui semblait fonctionner au ralenti, où la
moindre ouverture ou minimisation d’une fenêtre demandait un temps considérable. La
cause en est souvent la même : un manque de RAM par rapport à ce que demandent le
système d’exploitation et les applications ³. Le système d’exploitation doit alors sans cesse
échanger des données entre mémoire vive et disque dur pour répondre aux sollicitations
des applications.
Pour résoudre le problème, il n’y a que deux possibilités :
• Diminuer l’usage de la mémoire vive. Pour cela, il convient de fermer les applications
inutilisées, d’utiliser des applications moins gourmandes, voire de changer de système
d’exploitation (certaines distributions GNU/Linux comme Toutou Linux se contentent de
128 Mo de mémoire vive, là où d’autres systèmes réclament au minimum 1 Go).
• Lorsque c’est possible, augmenter la mémoire vive en ouvrant l’ordinateur pour ajouter des barrettes de mémoire ou remplacer les barrettes en place par d’autres de plus
grande capacité. En pratique, c’est difficile à faire au bout de quelques années, car d’une
part les formats de barrettes de mémoire vive changent souvent et d’autre part, il y a
des limitations à la quantité de mémoire vive que la carte mère d’un PC peut accepter.
Il convient donc d’être attentif au moment de l’achat d’un PC : les étiquettes vantent
surtout la fréquence du processeur, il vaut mieux s’intéresser d’abord à la quantité de
mémoire vive.
3. Cela arrive typiquement avec un ordinateur ancien sur lequel on veut mettre un système d’exploitation ou
des applications récentes.
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A – Travaux pratiques
Si la portion de mémoire enregistrée est de nouveau requise, le système d’exploitation la
recharge en mémoire vive, après avoir au besoin enregistré une autre portion de mémoire
sur le disque pour faire de la place (il y a donc un ballet d’échanges de données entre disque
dur et mémoire vive ; la partie du disque dur est pour cela appelée espace ou fichier d’échange,
ou swap en anglais). Du point de vue des applications, comme de celui de l’utilisateur, tout
se passe comme s’il y avait davantage de mémoire vive qu’il n’y en a matériellement...
Ou presque. Il y a en effet une différence notable : le temps d’accès à des données sur
disque est beaucoup plus important que le temps d’accès à des données en mémoire vive
(d’un facteur en général supérieur à 10
3 ). Lorsque la quantité de mémoire virtuelle utilisée
est faible, les données ou applications transférées sur le disque sont celles dont l’utilisateur se sert le moins à ce moment, mais si elle devient plus importante, des données plus
fréquemment utilisées sont transférées sur disque et doivent y être fréquemment relues.
Pendant ces relectures, l’application concernée est contrainte d’attendre. Les performances
globales de l’ordinateur s’en ressentent fatalement.
EN PRATIQUE Ça rame...
Tout le monde a déjà eu affaire à un ordinateur qui semblait fonctionner au ralenti, où la
moindre ouverture ou minimisation d’une fenêtre demandait un temps considérable. La
cause en est souvent la même : un manque de RAM par rapport à ce que demandent le
système d’exploitation et les applications ³. Le système d’exploitation doit alors sans cesse
échanger des données entre mémoire vive et disque dur pour répondre aux sollicitations
des applications.
Pour résoudre le problème, il n’y a que deux possibilités :
• Diminuer l’usage de la mémoire vive. Pour cela, il convient de fermer les applications
inutilisées, d’utiliser des applications moins gourmandes, voire de changer de système
d’exploitation (certaines distributions GNU/Linux comme Toutou Linux se contentent de
128 Mo de mémoire vive, là où d’autres systèmes réclament au minimum 1 Go).
• Lorsque c’est possible, augmenter la mémoire vive en ouvrant l’ordinateur pour ajouter des barrettes de mémoire ou remplacer les barrettes en place par d’autres de plus
grande capacité. En pratique, c’est difficile à faire au bout de quelques années, car d’une
part les formats de barrettes de mémoire vive changent souvent et d’autre part, il y a
des limitations à la quantité de mémoire vive que la carte mère d’un PC peut accepter.
Il convient donc d’être attentif au moment de l’achat d’un PC : les étiquettes vantent
surtout la fréquence du processeur, il vaut mieux s’intéresser d’abord à la quantité de
mémoire vive.
3. Cela arrive typiquement avec un ordinateur ancien sur lequel on veut mettre un système d’exploitation ou
des applications récentes.
