Livre_silo 30 août 2013 16:32 Page 20
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C o p y r i g h t E y r o l l e s
20
Informatique pour tous
En revanche, il parvient à lire le répertoire /home/dmartin. Celui-ci contient un fichier
Lisez-moi.odt que Jean Dupont parvient à ouvrir. Sous OpenOffice.org, il réussit à éditer
le fichier, mais lorsqu’il essaie de l’enregistrer, il obtient un message d’erreur, reproduit
figure 1.9. Qu’à cela ne tienne, Jean tente d’enregistrer ce fichier sous un nouveau nom :
nouveau-lisez-moi.odt. Il obtient de nouveau une erreur d’OpenOffice.org (figure 1.10).
Que s’est-il passé ?
refus-ecriture-oo.png
Figure 1.9
Échec de l’enregistrement d’un document protégé en
écriture
tentative-ecriture-sous-un-autre-nom.png
Figure 1.10
Échec de l’enregistrement d’un document dans un
répertoire protégé en écriture
ATTENTION Les droits d’accès
Tenter d’accéder aux données d’autrui peut être considéré comme une atteinte à la vie privée. Dans certaines entreprises, on fait l’hypothèse que tous les utilisateurs savent gérer les
droits des fichiers qu’ils considèrent comme privés pour empêcher les autres de les lire ou
de les modifier. Dans d’autres, on considérera qu’il n’est pas normal qu’un utilisateur tente
d’accéder aux données d’un autre. Il convient de se renseigner et de faire preuve de discernement… De même que dans la vraie vie, ce n’est pas parce que les voisins ne verrouillent
jamais leur porte que l’on est autorisé à y entrer, en informatique, ce n’est pas parce qu’il
n’y a aucune protection que l’on a le droit de faire ce que l’on veut. Passer outre une interdiction, voire se passer d’autorisation, en plus d’être moralement douteux, est pénalement
sanctionné (art. 323-1 et suivants du code pénal). Et les peines encourues sont particulièrement lourdes : par exemple, le simple fait d’accéder à un système informatique ou à des
données en sachant qu’on n’en a pas l’autorisation, sans intention de commettre de dégâts,
sans même commettre le moindre dégât involontaire, même si aucune protection n’est en
place, est passible de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
Chaque entrée de la table des inodes comporte, en plus des métadonnées déjà mentionnées, les droits d’accès accordés aux utilisateurs du système. Ces droits, appelés aussi permissions, précisent qui a le droit de faire quoi sur le fichier ou le répertoire concerné.
Pour connaître ces permissions, il suffit, dans le gestionnaire de fichiers, de cliquer-droit
sur le répertoire, de choisir Propriétés dans le menu contextuel qui apparaît alors, puis de
cliquer sur l’onglet Permissions.
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C o p y r i g h t E y r o l l e s
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Informatique pour tous
En revanche, il parvient à lire le répertoire /home/dmartin. Celui-ci contient un fichier
Lisez-moi.odt que Jean Dupont parvient à ouvrir. Sous OpenOffice.org, il réussit à éditer
le fichier, mais lorsqu’il essaie de l’enregistrer, il obtient un message d’erreur, reproduit
figure 1.9. Qu’à cela ne tienne, Jean tente d’enregistrer ce fichier sous un nouveau nom :
nouveau-lisez-moi.odt. Il obtient de nouveau une erreur d’OpenOffice.org (figure 1.10).
Que s’est-il passé ?
refus-ecriture-oo.png
Figure 1.9
Échec de l’enregistrement d’un document protégé en
écriture
tentative-ecriture-sous-un-autre-nom.png
Figure 1.10
Échec de l’enregistrement d’un document dans un
répertoire protégé en écriture
ATTENTION Les droits d’accès
Tenter d’accéder aux données d’autrui peut être considéré comme une atteinte à la vie privée. Dans certaines entreprises, on fait l’hypothèse que tous les utilisateurs savent gérer les
droits des fichiers qu’ils considèrent comme privés pour empêcher les autres de les lire ou
de les modifier. Dans d’autres, on considérera qu’il n’est pas normal qu’un utilisateur tente
d’accéder aux données d’un autre. Il convient de se renseigner et de faire preuve de discernement… De même que dans la vraie vie, ce n’est pas parce que les voisins ne verrouillent
jamais leur porte que l’on est autorisé à y entrer, en informatique, ce n’est pas parce qu’il
n’y a aucune protection que l’on a le droit de faire ce que l’on veut. Passer outre une interdiction, voire se passer d’autorisation, en plus d’être moralement douteux, est pénalement
sanctionné (art. 323-1 et suivants du code pénal). Et les peines encourues sont particulièrement lourdes : par exemple, le simple fait d’accéder à un système informatique ou à des
données en sachant qu’on n’en a pas l’autorisation, sans intention de commettre de dégâts,
sans même commettre le moindre dégât involontaire, même si aucune protection n’est en
place, est passible de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
Chaque entrée de la table des inodes comporte, en plus des métadonnées déjà mentionnées, les droits d’accès accordés aux utilisateurs du système. Ces droits, appelés aussi permissions, précisent qui a le droit de faire quoi sur le fichier ou le répertoire concerné.
Pour connaître ces permissions, il suffit, dans le gestionnaire de fichiers, de cliquer-droit
sur le répertoire, de choisir Propriétés dans le menu contextuel qui apparaît alors, puis de
cliquer sur l’onglet Permissions.
